Politique

RD Congo : sept morts dans des affrontements entre l’armée et des rebelles ougandais

Six rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) et un soldat congolais sont morts lors d’un affrontement dans l’est de la République démocratique du Congo (région de Beni), a déclaré l’armée congolaise.

Par
Mis à jour le 13 juin 2016 à 16:33

Une patrouille de l’armée congolaise rentrant à Beni après une embuscade qui a coûté la vie à leur colonel, le 2 janvier 2014. Photo d’illustration. © Joseph Kay/AP/SIPA

À la tête de l’opération Sukola 1, chargée de combattre les rebelles armés de l’est congolais, le lieutenant Mak Hazukay a confirmé le bilan de sept morts, auquel s’ajoutent deux militaires gravement blessés.

L’accrochage entre l’armée et les rebelles de l’ADF a eu lieu plus précisément à Kokola, au nord de la province du Nord-Kivu, théâtre régulier de violents combats.

C’est dans cette zone frontalière de l’Ouganda que les rebelles musulmans de l’ADF se sont installés en 1995, s’opposant au chef de l’État ougandais, Yoweri Musevini, au pouvoir depuis 1986.

La Monusco accuse les Forces démocratiques alliées

Le groupe armé serait responsable d’une série de massacres ayant tué plus de 600 civils dans la région de Beni depuis octobre 2014, selon le gouvernement congolais et un rapport de la Mission de l’ONU en RD Congo (Monusco).

Des allégations nuancées par le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New-York (NYU) dans un récent rapport : les rebelles de l’ADF partageraient la responsabilité de ces crimes avec d’autres éléments armés, dont des soldats de l’armée régulière congolaise.

La province du Nord-Kivu est minée depuis plus d’une vingtaine d’années par des combats armés entre différentes factions pour le contrôle des ressources minières, ou encore, pour des différends fonciers. Des conflits souvent animés par des rivalités entre puissances extérieures, en territoire congolais.