Justice

Le Congo-Brazzaville répond aux accusations de HRW visant ses militaires en Centrafrique

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Mis à jour le 10 juin 2016 à 18h44
Des Casques bleus de la Minusca, à Bangui, en Centrafrique

Des Casques bleus de la Minusca, à Bangui, en Centrafrique © Andrew Medichini/AP/SIPA

Le gouvernement congolais a réfuté jeudi les accusations d’exactions formulées par Human Rights Watch à l’encontre de ses soldats déployés en Centrafrique.

Dans un rapport rendu public le 7 juin, Human Rights Watch (HRW) accuse des militaires du Congo-Brazzaville déployés en Centrafrique d’avoir tué au moins 18 personnes. « Le rapport de HRW n’est pas crédible. Ce rapport est biaisé, il est à charge. Il n’est pas contradictoire », a réagi le porte-parole du gouvernement congolais, Thierrry Moungalla, au cours d’une conférence de presse conjointe avec le ministre de la Justice, Pierre Mabiala, organisée jeudi 9 juin.

Ce dernier a précisé qu’une procédure a été ouverte dès 2015 par la justice congolaise et que des commissions rogatoires ont même eu lieu en Centrafrique permettant au juge congolais de rassembler assez d’éléments de preuves. « Les autorités mettront tout en œuvre pour que les présumés auteurs soient jugés, ce qui ne saurait tarder, une session spéciale de la Cour criminelle de Brazzaville devant prochainement être convoquée à cet effet », a-t-il assuré.

« État de droit »

« Le gouvernement rappelle que le Congo est un État de droit respectueux de ses engagements internationaux, ainsi que de son propre ordonnancement juridique interne. À ce titre, le gouvernement condamne avec la plus grande fermeté toute atteinte ou violation des droits de l’homme qui serait causée par certains agents de la force publique pourtant désignés pour une mission de paix », a poursuivi le ministre de la Justice.

HRW base notamment ses accusations sur la découverte d’un fosse commune située à 500 mètres d’une base des forces de maintien de la paix à Boali (96 km au nord de Bangui). L’ONG affirme dans son rapport que la fosse, « exhumée le 16 février 2016, a révélé les restes de 12 personnes identifiées comme celles ayant été détenues en mars 2014 par des militaires congolais de la mission de l’Union africaine en Centrafrique (Misca).

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