Politique

Fraude au baccalauréat : quatre cadres de l’Office national des examens devant la justice algérienne

Khaled El Bey, procureur de la République de Sidi M'hamed (Alger) lors d'une conférence de presse (Ennahar TV, 9 juin 2016).

Khaled El Bey, procureur de la République de Sidi M'hamed (Alger) lors d'une conférence de presse (Ennahar TV, 9 juin 2016). © Capture d'écran Youtube/Ennahar TV

Quatre individus soupçonnés d’être responsables des fuites des sujets du baccalauréat 2016 ont été arrêtés et renvoyés devant la justice algérienne ce jeudi, a annoncé Khaled El Bey, procureur de la République lors d’une conférence de presse.

L’enquête semble confirmer les premiers soupçons de la gendarmerie nationale : les accusés sont tous employés à l’Office national des examens et concours (ONEC). Ils ont été présentés aujourd’hui devant la justice, qui a immédiatement demandé l’ouverture d’une information judiciaire.

Khaled El Bey précise que « les investigations des gendarmes se sont concentrées principalement autour du centre d’imprimerie officielle de l’ONEC », situé à Kouba (Alger).

Fraude au sommet

« Certains membres de la commission de lecture et de correction (des sujets du baccalauréat, ndlr) ont commis des infractions dans la procédure de sécurisation des sujets », notamment, l’interdiction pour les employés de disposer de matériel électronique (téléphones, appareils photo, etc.) sur leur lieu de travail, indique le Procureur algérien.

L’Institut de criminologie et de criminalistique de la gendarmerie nationale de Bouchaoui (Alger) a procédé à une expertise des appareils électroniques perquisitionnés, qui a permis d’identifier les accusés.

« Atteinte à la sécurité de l’État »

Des ordinateurs, des disques durs, un appareil photo ainsi que deux CD de 500 GO ont été passés au crible, mais l’enquête s’est aussi appuyée sur les enregistrements de vidéosurveillance, « dans et à l’extérieur de l’imprimerie », précise le Procureur de la République. « Des extraits des caméras de surveillance […] ont montré des mouvements suspects », explique Khaled El Bey.

Les accusés sont poursuivis pour « abus de pouvoir » et « violation de secret » pour avoir participé à la fuite massive de sujets du baccalauréat 2016. Un scandale national, qualifié d' »atteinte à la sécurité de l’État » par le Premier ministre algérien, qui a poussé le gouvernement à réorganiser de nouvelles épreuves, prévues du 19 au 23 juin prochain.

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