Politique

Algérie : plusieurs arrestations dans le cadre de la fraude au baccalauréat

Nouria Benghabrit, ministre algérienne de l'éducation nationale © Capture d'écran/YouToube

La gendarmerie nationale algérienne a arrêté plusieurs enseignants, chefs de centres et autres cadres de l’Office national des examens et concours (ONEC), impliqués dans la fraude au baccalauréat, a indiqué le commandement de la gendarmerie nationale cité par l’APS.

L’enquête des gendarmes sur la fuite massive des sujets du baccalauréat en Algérie a permis l’arrestation de dizaines de personnes de l’ONEC qui ont été auditionnées.

Trente wilayas (préfectures) étaient concernées par les investigations. Des ordinateurs, disques compacts et autres équipements informatiques ayant servi à faire fuiter les sujets du bac ont été saisis. Ce matériel est actuellement analysé auprès de l’Institut de criminologie et de criminalistique de la gendarmerie nationale à Bouchaoui (Alger).

Le commandement de la gendarmerie nationale algérienne a précisé avoir été secondé par d’autres gendarmes experts en cybercriminalité du Centre national de lutte contre la cybercriminalité.

Fraude massive

L’enquête est toujours en cours suite à la fraude massive pendant les épreuves du baccalauréat 2016. Au lendemain des examens qui se sont achevés le 2 juin dernier, la police avait d’ores et déjà interpellé trente et une personnes, soupçonnées d’avoir divulgué des sujets d’examens sur les réseaux sociaux.

Dimanche dernier, le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal dénonçait une « atteinte à la sécurité de l’État », et annonçait la réorganisation de nouvelles épreuves du 19 au 23 juin prochain.

Ils seraient 38% des candidats au bac (soit 818 518 étudiants) à devoir passer les épreuves de cette seconde session, selon le ministère de l’Éducation nationale.

Le Maroc également concerné

Au Maroc, les services de police ont procédé, lundi 6 juin , à l’arrestation de 7 personnes à Rabat, Salé, Fès, Sidi Slimane, Taroudant et Biougra, soupçonnées d’être impliquées dans la création et l’administration de pages Facebook afin de faire fuiter les sujets des examens de l’année de terminale du baccalauréat. Preuve que le fléau est endémique, le ministère de l’Éducation nationale a recensé plus de 3000 cas de triche durant les examens de la première année du baccalauréat qui se sont déroulés les 3 et 4 juin.  

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