Sécurité

Niger : 50 000 déplacés après l’attaque de Boko Haram à Bosso, selon l’ONU

Un enfant sur les épaules d'un adulte lors d'une marche de protestation à Niamey le 4 juin 2016 contre les violences de Boko Haram dans le sud-est du pays. © AFP/BOUREIMA HAMA

Selon le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), 50 000 personnes ont été déplacées lors de l'attaque massive menée vendredi par le groupe jihadiste Boko Haram à Bosso, dans le sud-est du Niger.

« Un nombre estimé de 50 000 personnes ont fui l’attaque de vendredi et la majorité d’entre elles se sont rendues à pied dans la ville de Toumour, à 30 km à l’ouest de Bosso », a déclaré aux médias à Genève un porte-parole du HCR, Adrian Edwards.

D’autres se dirigent vers Diffa, à 140 km à l’ouest de Bosso, ou Kabelawa, au nord de Bosso, où se trouve un camp pouvant abriter 10 000 personnes mais qui est déjà presque au complet.

Le porte-parole du HCR a expliqué que « ces personnes vivent sans abri et ont besoin d’aide ».

Des témoins près de Bosso assurent que Boko Haram occupe encore la petite ville, alors que le gouvernement a assuré lundi qu’elle est totalement sous contrôle. Il n’a pas été possible de joindre directement des habitants de Bosso.

Une des attaques les plus meurtrières de Boko Haram

L’attaque à Bosso est une des plus meurtrières menées par Boko Haram au Niger depuis que ce pays est entré en guerre contre les insurgés en février 2015. Selon les autorités nigériennes, le bilan actualisé est de 26 morts « côté ami » et de 55 morts du côté de Boko Haram.

Selon l’ONU, la région de Diffa abrite plus de 240 000 réfugiés et déplacés, dont des milliers vivent aux dépens d’une population locale déjà très pauvre. L’organisation demande donc à la communauté internationale d’accroître son soutien financier. 

Réponse coordonnée 

Le porte-parole du HCR Adrian Edwards a précisé qu’ « une équipe du HCR doit être déployée dans la région de Diffa cette semaine ». Le HCR n’est plus présent à Bosso depuis février 2015. Il travaille désormais avec les autorités et des partenaires locaux pour mettre sur pied une réponse coordonnée afin de venir en aide aux déplacés.

Dans un communiqué, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) de Niamey a souligné lundi que « eau, nourriture, abris et soins médicaux étaient les besoins les plus urgents pour ces déplacés ».

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