Société

Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo nie avoir dirigé un cabinet militaire privé

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Mis à jour le 7 juin 2016 à 09:53

L’ancienne première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, au second jour de son procès devant la Cour d’appel d’Abidjan, le 1er juin 2016. © AFP/ISSOUF SANOGO

L’ex-Première dame de Côte d’Ivoire Simone Gbagbo, jugée pour « crimes contre l’humanité » depuis le 31 mai à Abidjan et interrogée lundi par l’accusation sur ses activités « supposées ou réelles », a réfuté avoir disposé d’un cabinet militaire privé.

« Est-ce que vous aviez un cabinet ? », a notamment demandé, lundi 6 juin, le procureur général, Aly Yeo, qui mène désormais les débats à la Cour d’assises d’Abidjan. « Oui, je dispos(ais) d’un cabinet installé au sein de la résidence présidentielle où travaill(ait) une trentaine de personnes », a alors répondu Simone Gbagbo.

L’ancienne Première dame a toutefois assuré que, bien qu’elle était entourée d’un aide de camp et d’une équipe composée de gendarmes et de militaires pour sa sécurité, « en aucun cas » cela « ne constituait un cabinet militaire privé ».

Les événements d’Abobo en question

Le procureur a accusé une nouvelle fois Simone Gbgabo, dont le procès se poursuit mardi 7 juin, d’avoir une responsabilité dans les tirs d’obus sur le marché d’Abobo, un quartier pro-Ouattara, qui avaient fait au moins 7 morts et avait soulevé des condamnations internationales unanimes.

« Ce crime n’a pas existé. C’était une pièce de théâtre », a réagi l’accusée, en se situant sur une ligne de défense qu’elle adopte depuis l’ouverture du procès. « Mes adversaires avaient besoin d’un incident de ce genre pour actionner l’ONU et voter des résolutions contre le régime de M. Gbagbo » a-t-elle ajouté.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, avait en effet voté le 30 mars 2011 la résolution apportant son « entier soutien » à la Mission de l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci) pour utiliser « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les civils et empêcher l’utilisation d’armes lourdes contre eux.