Sécurité

Niger : après l’attaque de Boko Haram, ratissage et déminage en cours à Bosso

Des soldats nigériens, lors de la fête nationale, le 18 décembre 2014. © Vincent Fournier/J.A.

Selon nos informations, des combats sont toujours en cours aux alentours de Bosso, dans la région du lac Tchad, au Niger, entre l’armée nigérienne et des éléments de Boko Haram. Ceux-ci avaient fait 32 victimes parmi les militaires lors d’une attaque vendredi.

Trois jours après l’attaque de Boko Haram, qui a tué 32 soldats (dont deux Nigérians) et en blessé 67 autres à Bosso, dans la zone du lac Tchad, non loin de Diffa, les militaires nigériens tentent toujours de mettre hors d’état de nuire les terroristes, lundi 6 juin. Selon une source proche du dossier, des combats sont toujours en cours dans la région, cible de multiples attaques cette dernière année.

En outre, selon les informations de Jeune Afrique, des unités de la brigade anti-terroriste, 17 véhicules et environ 150 personnes, ont investi la ville afin de ratisser les quartiers et déminer les éventuels bâtiments piégés. Bosso a en revanche été désertée par la population, qui s’est dirigée vers les sites d’accueil des réfugiés et déplacés, déjà surpeuplés, de Toumour et Diffa notamment.

Selon le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies, quelque 50 000 personnes pourraient avoir été forcées de fuir. Le gouvernorat de Diffa a par ailleurs indiqué qu’une dizaine de personnes seraient portées disparues, sans que l’on sache si elles ont été tuées ou enlevées par Boko Haram.

Cellule dormante

Toujours selon une source proche du dossier, le commandement militaire local disposait d’informations sur une éventuelle attaque. Cela n’a toutefois pas empêché des centaines d’éléments de Boko Haram de profiter de l’effet de surprise au moment de la prière du soir.

Les troupes nigériennes ont ensuite repris le contrôle de la ville, faisant « plusieurs morts et blessés », a indiqué Hassoumi Massaoudou, le ministère de la Défense sans fournir de chiffres. Ce dernier s’est rendu sur place, en compagnie de plusieurs chefs de l’armée et du général nigérian Lamidi Adeosun, patron de la force multinationale contre Boko Haram (Nigeria, Niger, Cameroun, Tchad).

« Il faudra continuer à se battre, il faudra que cet affront soit lavé, il n’y a rien à faire, il faut que ce soit vengé ! », a-t-il lancé dimanche 5 juin aux soldats de la garnison de Bosso, avant de regagner Niamey. Il s’agit du plus lourd bilan infligé par Boko Haram au Niger depuis que le pays est entré en guerre contre le groupe terroriste.

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