Justice

RD Congo : le Front citoyen 2016 plaide pour que la CPI se saisisse des massacres de Beni

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Mis à jour le 03 juin 2016 à 17h34
Le contingent tanzanien de la brigade des Nations unies à Eringeti, dans le territoire de Beni, dans le nord-est de la RDC, en train de fouiller un camp de présumés rebelles ougandais de l'ADF.

Le contingent tanzanien de la brigade des Nations unies à Eringeti, dans le territoire de Beni, dans le nord-est de la RDC, en train de fouiller un camp de présumés rebelles ougandais de l'ADF. © Flickr/Monusco

Le Front citoyen 2016 s’est rendu mercredi et jeudi à La Haye pour rencontrer Fatou Bensouda, la procureure de la CPI, et son bureau. Objectif : sensibiliser sur les tueries à répétition à Beni, dans le nord-est de la RD Congo. Mais pas seulement.

Après la mobilisation sur la Toile, place au plaidoyer ! Floribert Anzuluni et Paul Nsapu, membres de la coordination de la plateforme Front citoyen 2016, accompagnés de Carrie Comer, représentante permanente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), se sont rendus les 1er et 2 juin au bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI).

« Nous sommes allés à La Haye pour sensibiliser sur des cas précis dont celui relatif aux massacres de Beni, la répression des manifestations de janvier 2015 et les crimes commis lors de l’opération Likofi [coup de poing, en lingala] à Kinshasa », a expliqué à Jeune Afrique Floribert Anzuluni, après une heure d’échanges avec Fatou Bensouda et une séance de travail avec des experts du bureau de la procureure de la CPI.

Le Front citoyen dénonce le silence des autorités

Pour le Front citoyen 2016, « il est aujourd’hui clairement établi qu’il y a une chaîne au sein du haut-commandement militaire de l’armée congolaise qui serait impliquée dans les tueries de Beni », dans le nord-est de la RD Congo. « C’est ce qui explique le silence des institutions judiciaires et politiques congolaises », déplore Floribert Anzuluni, appelant la CPI à se saisir de l’affaire, conformément aux Statuts de Rome.

Le coordonnateur du Front Citoyen 2016 rappelle par ailleurs que « le général Mundos, jadis commandant de la zone opérationnelle de Beni, cité à la fois dans le rapport du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de Jason Stearns et dans des rapports d’experts onusiens, n’est toujours pas inquiété par la justice congolaise ».

En attendant, le Front citoyen 2016 promet d’entreprendre un travail de collecte d’informations et de preuves sur la série des exactions dans cette partie du territoire national et de les transmettre à la CPI. La Cour est également sollicitée sur les éventuels actes de répression des manifestants de l’opposition durant le processus électoral à hauts risques en RD Congo.

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