Diplomatie

Tunisie : menacé d’expulsion de Canada, Belhassen Trabelsi est introuvable

Belhassen Trabelsi, beau-frère de Ben Ali, est sous le coup d'un mandat d'arrêt international.

Belhassen Trabelsi, beau-frère de Ben Ali, est sous le coup d'un mandat d'arrêt international. © Fethi Belaid/AFP

Des sources judiciaires canadiennes ont indiqué mercredi que Belhassen Trabelsi, le beau-frère de l'ancien président tunisien Ben Ali, qui s'était réfugié à Montréal dans la foulée du printemps arabe, est introuvable alors qu'il devait être expulsé vers la Tunisie.

Où est passé Belhassen Trabelsi ? Alors que le quotidien Al Chourouk et des sources proches de la présidence tunisienne annonçaient son retour d’exil pour le vendredi 3 juin, ce cacique de l’ancien régime, beau-frère du président déchu Ben Ali est introuvable au Canada où il s’était réfugié, selon des sources judiciaires canadiennes.

En janvier 2011, c’est en effet en jet privé que Belhassen Trabelsi avait fui la Tunisie pour atterrir à Montréal avec son épouse et leurs quatre enfants. Mais il avait perdu son statut de résident permanent en 2012 et avait immédiatement demandé l’asile au Canada, estimant craindre pour sa vie en Tunisie.

Trabelsi « disparu dans la nature »

À deux reprises, il avait été débouté de cette demande en janvier 2015 et le 14 avril 2016. Les autorités canadiennes de l’immigration avaient conclu qu’il n’encourrait aucun risque en Tunisie, selon un jugement en date du 26 mai de la cour fédérale canadienne. Rendez-vous lui avait été fixé le 24 mai dernier par l’Agence des services frontaliers du Canada afin de préparer son expulsion, prévue une semaine plus tard.

Problème : « M. Trabelsi n’est plus joignable », à en croire son avocat. « Il a disparu dans la nature. J’espère que les Canadiens vont le retrouver le plus tôt possible pour être livré à la justice tunisienne, a commenté pour sa part Borhene El Kamel, numéro deux de l’ambassade tunisienne à Ottawa .

« Les services diplomatiques tunisiens ignoraient si M. Trabelsi faisait ou non l’objet d’une surveillance étroite de la police canadienne », a expliqué Borhene El Kamel, précisant que « la Tunisie quant à elle ne dispose pas de dispositif pour garder un œil sur lui en dehors de ses frontières ». Et d’ajouter : « On n’est pas au courant si un avis de recherche a été émis au Canada pour le fugitif tunisien. »

Jusqu’à sa disparition, le richissime homme d’affaires de 53 ans résidait dans un appartement cossu de Montréal.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte