Politique

Burkina : trois policiers tués dans une attaque près de la frontière avec le Mali

Mis à jour le 1 juin 2016 à 15:04

Un soldat de l’armée du Burkina Faso à Ouagadougou le 29 septembre 2015. © Theo Renaut/AP/SIPA

Trois policiers burkinabè ont été tués par des hommes armés dans la nuit de mardi à mercredi au poste de police d’Intangom, dans le nord du Burkina, à quelques kilomètres de la frontière avec le Mali.

Les attaques contre les forces de sécurité sont désormais régulières dans la région du Sahel, au Mali ou dans le nord du Burkina Faso. Dans la nuit du mardi 31 mai au mercredi 1er juin, trois policiers ont été tués par des hommes armés dans une attaque contre leur poste de police à Intangom, à quatre kilomètres de la frontière avec le Mali, dans la province de l’Oudalan.

« Les assaillants n’ont pas encore été identifiés mais une opération de ratissage est en cours », confie une source au ministère de l’Administration territoriale et de la Sécurité, selon laquelle une mission gouvernementale a aussi été envoyée sur place. Aucune revendication n’a été émise, mais tout laisse penser, selon une source sécuritaire burkinabè, qu’il s’agit d’une nouvelle attaque de jihadistes venus du Mali voisin.

Les attaques sont régulières ces derniers mois dans le nord du Burkina Faso, aux confins des frontières avec le Mali et le Niger. Le 17 mai, deux policiers avaient été blessés dans l’attaque d’un poste de police à Koutoukou, à 40 kilomètres de la frontière avec le Mali. Plusieurs Occidentaux ont aussi été enlevés dans cette région : début avril 2015, un agent de sécurité roumain d’une mine de manganèse avait été kidnappé à Tambao, et plus récemment, en janvier dernier, un couple de médecins australiens – dont l’épouse a depuis été libérée – avait été enlevé à Djibo.