Politique

Mali : IBK ouvre-t-il la voie au retour d’ATT ?

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 30 mai 2016 à 11h31
IBK en mai 2014 à Bamako.

IBK en mai 2014 à Bamako. © Emmanuel Daou Bakary/J.A.

« Nous nous verrons bientôt. À bientôt ATT ! » a annoncé samedi Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) depuis Baguinéda, à une trentaine de kilomètres à l’est de Bamako. Revue de presse des réactions provoquées par une déclaration inattendue.

« Rétropédalage »

« Beaucoup de choses se disent sur nos relations, mais je sais qu’il n’y a ni intrigues, ni méchanceté entre nous. On se verra très bientôt », a déclaré le président malien, samedi 28 mai.

Un discours très commenté par la presse malienne et africaine. Depuis Ouagadougou, Le Pays a ainsi évoqué un « rétropédalage » : « Face à la pression incessante des hommes politiques, de la société civile, ces derniers jours, exigeant le retour d’ATT au Mali et de sa réhabilitation, IBK fait un rétropédalage ».

« Un geste d’apaisement »

Le 21 mai, des milliers de personnes avaient en effet défilé dans les rues de Bamako à l’appel de l’opposition, scandant notamment des slogans en faveur de l’ex-président malien, renversé par des militaires le 22 mars 2012.

Pour le site internet Maliweb, le discours d’IBK préfigure le retour prochain de l’ancien président malien. « Dans la capitale Bamako où le discours est accueilli comme un geste d’apaisement de la part d’IBK qui semble de plus en plus attentif aux attentes de ses concitoyens, le retour d’ATT n’est qu’une question de semaines ou de mois. (…) ».

« La balle est dans le camp d’IBK »

Et le pure player malien d’ajouter : « Toutefois, la balle est dans le camp d’IBK à qui il revient de créer les conditions favorisant ce retour tant demandé par l’écrasante majorité de Maliens qui pensent que l’histoire a donné raison à l’homme du 26 mars 1991 ».

ATT est menacé d’un procès pour « haute trahison » par le régime du président Keïta. Fin décembre 2013, le gouvernement malien l’avait notamment mis en cause pour avoir laissé le Nord tomber aux mains des groupes armés dominés par les jihadistes.

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