BTP & Infrastructures

L’AFC veut financer de nombreux projets en Afrique francophone

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Mis à jour le 31 mai 2016 à 13h58
Oliver Andrews, directeur des investissements de Africa Finance Corporation.

Oliver Andrews, directeur des investissements de Africa Finance Corporation. © www.africafc.org

Après la Côte d’Ivoire et le Gabon, Africa Finance Corporation (AFC) vise le Bénin mais aussi l’énergie solaire au Niger, au Mali, au Tchad. Interview d’Oliver Andrews, le directeur des investissements de l’institution financière basée à Lagos.

Fondée en 2007, Africa Finance Corporation, l’institution financière spécialisée dans le financement public-privé d’infrastructures (transport, énergie, industries lourdes…) en Afrique, est détenue en très grande majorité par des institutions nigérianes, notamment la Banque centrale du Nigeria.

Davantage tournée vers les pays anglophones, AFC s’est engagée, début 2014, à investir 1 milliard de dollars en trois ans dans des pays d’Afrique francophone. En Côte d’Ivoire, par exemple, elle a participé au financement du pont Henri Konan Bedié , au projet d’expansion du Port autonome d’Abidjan (PAA) et a signé mi-2015 pour le co-développement et le financement de la centrale hydroélectrique de Singrobo.

L’institution qui a son siège à Lagos affichait fin 2015 des investissements cumulés de 2,6 milliards de dollars dans 24 pays africains ; un montant qu’elle entend doubler d’ici 2019 pour atteindre 5 milliards de dollars. Oliver Andrews, Chief Investment Officer, détaille pour Jeune Afrique les priorités.

Jeune Afrique : la Côte d’Ivoire a rejoint l’AFC en octobre 2015, dans la foulée du Gabon, est-ce le début de l’offensive de l’AFC en Afrique francophone ?

Oliver Andrews : Notre institution a récemment décidé de financer  la Gabon Special Economic Zone (GSEZ) SA par un investissement de 140 millions de dollars, et d’autres projets en Afrique francophone vont suivre. Le plus mûr porte sur la construction de centrales thermiques régionales de 450 MW à Maria-Gléta au Bénin [où une première centrale a déjà été construite] et à Domunli au Ghana. L’étude de pré-faisabilité vient d’être achevée par le cabinet d’ingénierie français Tractebel. Nous en saurons le développeur de tête et l’investissement global pour chacune de ces centrales, développées dans le cadre du Système d’Échanges d’Énergie Électrique Ouest Africain, s’établira entre 700 et 800 millions de dollars. La distribution de la centrale béninoise bénéficiera aux réseaux électriques togolais, burkinabè et nigérien.

Nous espérons voir le chantier démarrer dans 12 à 18 mois. La construction devrait ensuite durer trois ans.

Nouvelle centrale de Maria-Gléta au Bénin : nous espérons voir le chantier démarrer dans 12 à 18 mois.

Et au-delà, où l’AFC prospecte-t-elle en Afrique francophone ?

Les perspectives sont nombreuses, tout particulièrement dans l’énergie solaire au Niger, au Mali, au Tchad, mais aussi dans les infrastructures routières. Nous sommes attentifs au chantier de construction d’une autoroute au Sénégal entre Mbour et Kaolack.

Vous étiez présent la semaine dernière à Lusaka aux 51e assemblées générales annuelles de la Banque africaine de développement. Pourquoi ?

Nous y avons plaidé pour une standardisation des procédures de financement et de contractualisation des projets d’infrastructures africaines. Pourquoi mettent-ils sinon toujours plusieurs années à sortir des cartons ? Parce qu’ils faut reprendre chacun d’eux à zéro. Nous avons lancé une initiative en ce sens à Lusaka, que nous allons désormais promouvoir.

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