Société

Côte d’Ivoire : le pourvoi en cassation de Simone Gbagbo rejeté par la Cour suprême

Mis à jour le 26 mai 2016 à 19:24

Simone Gbagbo a déjà été condamnée à 20 ans de réclusion dans un premier procès. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

La justice ivoirienne a rejeté jeudi le pourvoi en cassation émis par la défense de Simone Gbagbo, condamnée le 10 mars 2015 à 20 ans de prison pour « attentat contre l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et trouble à l’ordre public ».

Le pourvoi en cassation déposé par la défense de Simone Gbagbo a été jugé « mal fondé » par la chambre judiciaire de la Cour suprême, a confié à Jeune Afrique son avocat, Me Ange Rodrigue Dadjé. Ce dernier dénonce « une décision politique ». « Il y avait assez d’éléments dans notre dossier pour donner suite à notre demande », estime-t-il.

L’ancienne Première dame avait été condamnée le 10 mars 2015 à 20 ans de prison par la cour d’assises pour « attentat contre l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et trouble à l’ordre public ». Le parquet général avait pourtant requis une peine moitié moindre, soit dix ans d’emprisonnement. Lors de ce procès, la plupart des cadres politiques de l’ancien régime et des hommes accusés d’avoir appartenu à des milices avaient été condamnés à des peines allant de quelques mois avec sursis à plusieurs années de prison. Une quinzaine de prévenus ont par ailleurs été acquittés.

Un autre procès le 31 mai

L’actuel président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, avait été condamné lors du procès à 18 mois de prison avec sursis. Une peine couverte par sa détention provisoire. Quant à Michel Gbagbo, fils de l’ex-président issu d’un premier mariage avec une Française, il avait été condamné à 5 ans d’emprisonnement.

Simone Gbagbo sera jugée à partir du 31 mai pour « crime contre les prisonniers de guerre et crime contre l’humanité ».