Arts

Arts : Tintin au Congo ne fait pas recette

Les lots 39, 40 et 55, proposés par la maison de vente aux enchères Piasa. © Studio Sébert photographes

Lors de la vente Hergé organisée par la maison Piasa (Paris) avec Moulinsart SA, les éditions rares de l'album controversé n'ont pas trouvé preneur.

A la mi-novembre 2015, un hors-texte dessiné par Hergé en 1937 pour l’album aujourd’hui controversé Tintin au Congo était adjugé 770 600 euros lors d’une vente aux enchères chez Artcurial.

Ce n’était pas un record, loin de là, puisque certaines planches du maître belge de la bande-dessinée dépassent régulièrement le million d’euros en ventes aux enchères. Même les albums originaux séduisent régulièrement les collectionneurs : une édition originale de Tintin au Congo de 1931 était ainsi partie pour plus de 18 000 euros en 2008…

C’est sans doute pourquoi la maison Piasa, dont le candidat malheureux à la présidentielle béninoise Lionel Zinsou est actionnaire, attendait beaucoup de la vente qu’elle organisait le 24 mai en partenariat avec Moulinsart SA. Des éditions rares de Tintin au Congo étaient ainsi estimées à plus de 10 000 euros.

Pourtant, cette fois, le reporter du Petit vingtième en vadrouille dans la colonie belge n’a pas fait recette : aucune des pièces proposées en lien avec l’album n’a été vendue.

Du Congo d’Hergé à l’Afrique contemporaine

L’album Coke en Stock, généralement considéré comme un mea culpa d’Hergé – il y condamne fermement l’esclavage – a, lui, été vendu pour quelque 2 000 euros. Le record de la vente est allé à un dessin original en couleurs représentant Tintin, Milou, les Dupondt, le capitaine Haddock et le professeur Tournesol, pour 38 640 euros.

Autres temps, autres mœurs : le 9 juin prochain, la même maison Piasa organise sa seconde vente consacrée aux artistes contemporains africains. Intitulée Origines & Trajectoires, Art contemporain africain et de la diaspora, elle est organisée par Christophe Person et rassemble des artistes très connus et moins connus issus du continent, pour des estimations modestes comprises entre 300 et 26 000 euros.

Parmi les plasticiens phares, le Malien Malick Sidibé, récemment décédé, le Marocain Mahi Binebine, le Sud-Africain Bruce Clarke et la Nigériane Nnenna Okore.

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