Banque

Finance : Atlas Mara bascule à nouveau dans le rouge

Le groupe d'Afrique australe BancABC reste le principal actif d'Atlas Mara.

Le groupe d'Afrique australe BancABC reste le principal actif d'Atlas Mara. © Atlas Mara

Un mois après avoir annoncé des profits pour 2015, le holding bancaire révèle une perte de -6,7 millions de dollars pour le premier trimestre de l'année.

« Les résultats du premier trimestre ont été globalement en ligne avec nos attentes et avec les indications que nous avons données au marché lors de la publication de nos résultats 2015, a expliqué dans un communiqué diffusé ce jeudi 26 mai John Vitalo, directeur général d’Atlas Mara. Toutefois, ce niveau de performance est nettement en dessous de là où nous voulons être, même en tenant compte du contexte économique plus difficile et de l’impact des taux de change sur nos marchés. Nous avons des plans de réduction de coûts et des initiatives en termes de revenus afin de veiller à ce que le groupe soit bien placé pour lutter contre les vents contraires actuels. » L’ancien du britannique Barclays a expliqué vouloir accroître la rentabilité du groupe en 2016 par rapport à l’an dernier.

Dans le détail, les revenus d’Atlas Mara ont progressé de +17,2 % (+30,3 % à taux de change constants) au premier trimestre 2016 par rapport à la même période l’an dernier, à 51,9 millions de dollars. Le total des actifs a progressé de +3,4 %, à 2,66 milliards de dollars (+12,8 % à taux constants).

En revanche, les profits de 2015 ont laissé la place à des pertes. Hors éléments exceptionnels, la perte s’est élevée à -2 millions de dollars au premier trimestre 2016 contre un gain de +9 millions de dollars sur la même période en 2015.

Atlas Mara explique cette contre-performance par la dépréciation des taux de changes des monnaies des pays africains dans lesquels ses filiales et participations (BancABC, Banque populaire du Rwanda, Union Bank of Nigeria) opèrent ainsi que par des provisions importantes passées au Zimbabwe.

En incluant les éléments exceptionnels, les pertes sont plus importantes encore, à -6,7 millions de dollars contre un profit de +0,5 million de dollars au premier trimestre 2015.

Cours divisé par deux

Fondé fin 2013 avec l’objectif de bâtir l’un des premiers groupes bancaires subsahariens (hors Afrique du Sud), Atlas Mara a depuis réalisé plusieurs acquisitions et investissements, qui lui permettent d’être désormais présents dans sept pays africains, principalement en Afrique australe.

Les deux fondateurs d’Atlas Mara – Atlas Merchant Capital, fondé par le financier britannique Bob Diamond, et Mara Group, fondé par l’entrepreneur anglo-ougandais Ashish J. Thakkar – ne cachent pas leur intérêt pour l’acquisition de parts dans Barclays Africa.

Atlas Mara avait reconnu il y a quelques semaines « être en discussions avec un consortium d’investisseurs qui étudie l’acquisition de la participation de Barclays dans Barclays Africa et une combinaison potentielle d’Atlas Mara avec Barclays Africa« .

Depuis cette annonce, le cours en bourse d’Atlas Mara, coté à Londres, a rebondi, passant de 4 à 5 dollars. Mais il est toujours très en dessous de son niveau d’introduction, à 10 dollars.

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