Transports

Sénégal-Gambie : reprise du transport de marchandises à la frontière

En février, la Gambie avait décidé de la multiplication par cent des droits de douanes nécessaires à la traversée de son territoire. Ce que les transporteurs sénégalais ont catégoriquement refusé.

En février, la Gambie avait décidé de la multiplication par cent des droits de douanes nécessaires à la traversée de son territoire. Ce que les transporteurs sénégalais ont catégoriquement refusé. © Gwenn Dubourthoumieu pour Jeune Afrique

Après trois mois de blocus, la frontière sénégalo-gambienne a été rouverte au trafic aujourd’hui à 8h, ont confirmé à « Jeune Afrique » le ministère des affaires étrangères et des syndicats de transporteurs sénégalais.

C’est l’épilogue surprenant d’un blocus qui était entré en vigueur après que le fantasque président gambien Yahya Jammeh a décidé le 11 février de multiplier par cent le montant de la taxe douanière imposée aux camions sénégalais qui traversent quotidiennement son pays pour acheminer des marchandises en Casamance.

Le point de passage frontalier entre le Sénégal et la Gambie bloqué depuis février dernier par les groupements de transporteurs routiers sénégalais vient d’être rouvert au trafic ce matin à 8h, ont confirmé à Jeune Afrique le ministère des affaires étrangères et des syndicats de transporteurs sénégalais.

La levée intervient une semaine après l’échec des gouvernements sénégalais et gambien à trouver un accord à ce sujet à Dakar.

Selon un correspondant de la Radio Futurs médias (RFM), un média sénégalais, au point de passage de Karang situé dans la région de Kaolack, le trafic a normalement repris en milieu de journée, et le flux se fait dans les deux sens.

Toutefois, la nouvelle surprend autant qu’elle divise les principaux syndicats de routiers sénégalais à l’origine du blocus. Jointes par Jeune Afrique, les directions des deux tendances de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS et CNTS/FC), déplorent la décision et assurent n’y avoir pas été associées.

« Au moment du blocus, nous nous étions concertés avec le gouvernement avant de prendre la décision, on aurait dû aujourd’hui procéder de la sorte. Mais hélas ! », se désole Bassirou Ndiaye secrétaire général adjoint du syndicat des routiers affilié à la CNTS.

Jusqu’ici, les transporteurs contournaient l’enclave anglophone par l’est, en passant par la région de Tambacounda, pour se rendre en Casamance, la région méridionale. Gambie et Sénégal s’étaient donnés rendez-vous en juillet pour de nouvelles négociations.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte