Société

Afrique du Sud : le parquet s’oppose au rétablissement des poursuites pour corruption contre Jacob Zuma

Le parquet sud-africain a annoncé lundi qu’il n’était pas favorable au rétablissement des quelques 800 chefs d’inculpation de corruption contre le président Zuma dans une affaire de contrat d’armement, demandé fin avril par un tribunal de la capitale.

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Mis à jour le 23 mai 2016 à 14:17

Le président sud-africain Jacob Zuma devant le Parlement au Cap, le 29 avril 2016. © Mike Hutchings/AP/SIPA

« J’ai décidé de faire appel du jugement rendu à l’unanimité par la Haute Cour de Pretoria », a déclaré le procureur général Shaun Abrahams lors d’une conférence de presse le 23 mai. « S’il y a des suggestions que j’ai pu succomber à des pressions pour prendre ma décision, je peux assurer que ces allégations sont absolument ridicules et complètement infondées », a-t-il affirmé, anticipant des critiques.

Le 29 avril dernier, le tribunal de Pretoria avait jugé « irrationnelle » la décision du parquet d’abandonner en 2009 pour « vice de forme » les 783 charges retenues contre Jacob Zuma dans une affaire de contrat d’armement. La Cour, saisie du dossier par l’Alliance démocratique (DA), le principal parti d’opposition, s’était dit alors favorable au rétablissement des poursuites contre l’actuel président.

Recevabilité de l’appel

Une fois la décision tombée, la DA a dénoncé par voie de communiqué une « farce », accusant le procureur général de vouloir « protéger le président Zuma à tout prix ». En vertu du système judiciaire sud-africain, il revient désormais à la Cour d’appel de se prononcer sur la recevabilité ou non de l’appel du parquet.