Sport

Athlétisme : les trois coups pour l’Afrique à Rabat

Le sprinteur américain LaShawn Merritt prend la pose au Beverly Hilton Hôtel, le 8 mars 2016, en Californie. © Sean M. Haffey/AFP

La Ligue de diamant fait étape pour la première fois en Afrique dimanche à Rabat, où la fierté d'accueillir l'événement est néanmoins ternie par l'embarras de la récente mise au jour d'un large réseau de dopage dans le pays.

Mardi, la Fédération marocaine a ainsi indiqué qu’une plainte qu’elle avait déposée en avril a débouché sur l’arrestation de plusieurs athlètes marocains et d’autres personnes, soupçonnés d’être impliqués dans un vaste réseau de dopage.

La capitale marocaine n’a reçu l’investiture pour la Ligue de diamant que début mars, quand New York a annoncé son retrait pour des raisons financières et de repositionnement dans sa stratégie.

L’Afrique, qui a tant donné à l’athlétisme depuis un demi-siècle et qui reste son avenir, méritait cette reconnaissance.

Pour ce mariage avec le circuit majeur, la réunion de Rabat, qui a bâti sa réputation au fil des années jusqu’à devenir la référence du continent, offre un plateau de choix, d’où ressort l’Américain LaShawn Merritt. Le septuple champion du monde, entre 400 m et relais 4×400 m, également double champion olympique en 2008, a porté son record personnel à 43 sec 65 en 2015 pour décrocher la médaille d’argent aux Mondiaux de Pékin l’été dernier.

Le retour de Mekhissi

Comme de tradition, la participation française est forte avec sept représentants. Mahiedine Mekhissi, double vice-champion olympique (2008, 2012) du 3000 m steeple, effectue sa grande rentrée après un an et demi d’absence pour blessure.

Yoann Kowal, qui avait récupéré le titre européen en 2014 à Zurich après que Mekhissi eut été disqualifié pour avoir ôté son maillot avant de franchir la ligne d’arrivée, est également au départ.

Pierre-Ambroise Bosse (800 m), pour sa rentrée, et Rénelle Lamote (800 m), à la recherche des minima olympiques, sont aussi de sortie.

En terre d’élection, les épreuves de demi-fond sont relevées, notamment le 800 m féminin, avec un duel entre la Sud-Africaine Caster Semenya et la Kényane Eunice Jepkoech Sum.

Sur le 5000 m dames, l’Éthiopienne Almaz Ayana, championne du monde en titre, a de la marge sur la concurrence.

Côté sprint féminin, en l’absence de l’Américaine Tori Bowie, de la Néerlandaise Dafné Schippers et de la Jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce, c’est un autre diamant de la vitesse, également jamaïcain, Elaine Thompson, qui attire la lumière.

Les concours ne sont pas en reste. L’Américain Marquise Goodwin, qui vient d’atterrir à 8,45 m à la longueur, affronte le champion du monde en salle 2016, l’Australien Fabrice Lapierre.

La Colombienne Caterine Ibarguen est elle invaincue au triple saut depuis 28 concours et sa médaille d’argent aux JO de Londres en 2012.

Mais la double championne du monde en plein air (2013, 2015) s’est trouvée une rivale, qu’elle a d’ailleurs inspirée, en la jeune (20 ans) Vénézuélienne Yulimar Rojas. Rojas est devenue championne du monde en salle en mars dernier à Portland (États-Unis).

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