Elections

RDC : Moïse Katumbi inculpé « d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État »

Moïse Katumbi, ancien gouverneur de l'ex-Katanga, dans le sud de la RDC.

Moïse Katumbi, ancien gouverneur de l'ex-Katanga, dans le sud de la RDC. © Gwenn Dubourthoumieu/J.A.

Suspecté de recrutement de mercenaires étrangers, l’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle en RD Congo, a été inculpé « d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État », a précisé jeudi le parquet dans un communiqué.

« Le sieur Katumbi Chapwe Moïse, après avoir été amplement entendu par le magistrat en chargé du dossier judiciaire, a été inculpé du chef d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État (…), et placé sous le mandat d’arrêt provisoire », peut-on lire dans un communiqué officiel, publié le 19 mai par le cabinet du procureur général de la République en RD Congo.

Quelques heures plutôt, Lambert Membe, porte-parole du gouvernement congolais, avait confirmé à Jeune Afrique l’inculpation de l’opposant congolais, déclaré candidat à la présidentielle et soupçonné d’avoir recruté des mercenaires étrangers, notamment américains, dans le sud de la RD Congo.

« Moïse Katumbi risque la peine de mort »

À en croire une source proche du parquet, « si c’est la trahison qui est retenue comme atteinte à la sûreté extérieure de l’État, Moïse Katumbi risque la peine de mort, suivant les dispositions du code pénal congolais ». Même si la peine capitale n’est plus appliquée en RD Congo, un moratoire la commuant désormais en prison à vie.

Pour l’instant, les avocats de l’ex-gouverneur sont encore au cabinet du procureur général à Lubumbashi et n’ont pas encore réagi. Moïse Katumbi lui est toujours hospitalisé dans un centre de santé local après avoir été « brutalisé », le 13 mai, par les forces de l’ordre, selon la défense.

« Il lui est loisible avec le concours de ses médecins traitants de se faire prendre en charge par les institutions médicales appropriées ainsi que l’a suggéré le médecin légiste requis », explique le parquet général de la République.

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