Politique

Égypte : Sissi réclame une résolution de l’ONU pour l’intervention d’une coalition en Libye

Abdel Fattah al-Sissi, le président égyptien. © AFP

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a réclamé mardi l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU afin d'aller vers l'intervention d'une coalition contre les jihadistes en Libye.

Mis à jour à 17h09.

"Il n’y a pas d’autre choix", a déclaré le chef de l’État égyptien, interrogé sur la radio française Europe 1. Il faut toutefois s’assurer "que le peuple libyen soit d’accord et que le gouvernement libyen soit d’accord et nous appelle pour agir pour rétablir la stabilité et la sécurité", a-t-il précisé.


"Il n’y a pas d’autre choix" qu’une… par Europe1fr

L’Égypte est actuellement engagée dans une riposte aérienne en Libye après la diffusion d’une vidéo montrant la décapitation de 21 Égyptiens de confession copte par les jihadistes de l’État islamique. En représailles, l’armée égyptienne a pilonné lundi 16 février à l’aube les positions du groupe armé en Libye.

>> Lire aussi : "État islamique en Libye : la riposte égyptienne"

"Nous ne voulions pas que l’Égypte intervienne militairement, nous ne voulions pas agir à l’intérieur de la frontière libyenne par respect pour la souveraineté et pour le peuple libyen, mais ce qui s’est passé est un crime monstrueux", a dit Abdel Fattah al-Sissi. "Que nos enfants soient égorgés en Libye et ne pas agir, non. C’est une forme d’autodéfense". Prié de dire si l’armée égyptienne allait de nouveau bombarder les positions des jihadistes en Libye, il a répondu : "Nous avons besoin de refaire une telle réponse mais ensemble, pour arrêter le terrorisme."

Réunion du Conseil de sécurité mercredi

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira mercredi après-midi sur la situation en Libye en présence du chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Choukri. Celui-ci est à New York où il doit avoir auparavant avoir des contacts bilatéraux avec des pays membres du Conseil et de pays arabes. La réunion devrait commencer à 15h00 locales (20H00 GMT) et être suivie de consultations à huis clos.

La France et l’Italie avaient demandé également une réunion du Conseil pour décider de mesures nouvelles en Libye. Tout en soutenant la demande égyptienne, des diplomates arabes à l’ONU estiment quant à eux qu’il faudra aussi pour une intervention une demande formelle du gouvernement libyen. Or, la Libye a pour l’instant deux gouvernements et parlements rivaux, l’un proche de la coalition Fajr Libya et l’autre reconnu par la communauté internationale et siégeant à Tobrouk.

(Avec AFP)

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