Racisme

Afrique du Sud : une juge blanche suspendue après avoir suggéré que le viol faisait partie de la culture noire

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 12 mai 2016 à 09h30
Une juge blanche sud-africaine a été mise en "congé spécial" après des commentaires racistes.

Une juge blanche sud-africaine a été mise en "congé spécial" après des commentaires racistes. © Gianluigi Guercia / AFP

Une juge sud-africaine blanche a été mise en « congé spécial » mercredi par le ministère de la Justice après avoir suggéré sur Internet que le viol était partie intégrante de la culture noire. Elle affirme que ses propos ont été sortis de leur contexte.

« Le ministre de la Justice Michael Masutha a approuvé la mise en congé spécial de la juge Mabel Jansen en attendant l’étude d’une plainte transmise par la Commission des Services juridiques », indique un communiqué du ministère mercredi 11 mai, suivant une demande de la Cour du Gauteng, la province où elle exerce. La décision de sa suspension est liée « aux commentaires qui lui ont été attribués sur les réseaux sociaux et qui ont causé l’indignation d’une partie de l’opinion publique », poursuit le communiqué.

« Dans leur culture, une femme est là pour leur donner du plaisir. Point final », avait écrit Mabel Jansen dans une conversation Facebook privée, il y a un an, mais rendue publique dimanche 8 mai. « C’est vu comme un droit absolu et le consentement d’une femme n’est pas requis », avait-elle ajouté, déclenchant une vague d’indignation en Afrique du Sud, où les tensions raciales restent vives, 22 ans après la fin de l’apartheid.

Sortis du contexte ?

La juge s’est défendue en affirmant que ses propos avaient été sortis de leur contexte. « Ce que j’ai dit de façon confidentielle à quelqu’un que je tentais d’aider a été sorti de son contexte et faisait référence à des affaires spécifiques », a-t-elle déclaré lundi 9 mai au journal Business Day.

https://twitter.com/mabel_jansen/status/729245063813943297

Selon les statistiques officielles, 43 195 viols ont été commis en Afrique du Sud entre avril 2014 et mars 2015, soit 119 par jour mais ce chiffre est loin de refléter la réalité, la plupart des victimes ne se rendant pas à la police.

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