Justice

Côte d’Ivoire : le procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé reprend à la CPI

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Mis à jour le 09 mai 2016 à 09h13
Laurent Gbagbo, jeudi 28 janvier, à La Haye lors du premier jour de son procès.

Laurent Gbagbo, jeudi 28 janvier, à La Haye lors du premier jour de son procès. © Peter Dejong/AP/SIPA

Le procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale reprend pour deux semaines ce lundi, avec l’audition d’un sixième témoin de l’accusation. C’est également aujourd’hui que s’ouvre la session d’assises qui doit juger Simone Gbagbo à Abidjan.

Après plusieurs semaines d’interruption, le procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale reprend, lundi 9 mai. La nouvelle session, qui durera deux semaines, sera l’occasion d’entendre de nouveaux témoins de l’accusation, qui en a déjà présentés cinq, lors de la première partie du procès.

Ce sixième témoin doit être attendu au sujet de 85 documents, dont certaines vidéos, selon RFI. Son identité n’a pas été dévoilée. À l’exception de « Sam l’Africain », la plupart des témoins appelés à la barre étaient cependant des victimes de la crise. La Chambre préliminaire I a reconnu à 726 personnes la qualité de victime autorisée à participer à la procédure dans l’affaire Gbagbo et Blé Goudé.

Simone Gbagbo devant la Cour d’assises

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, dont les affaires ont été jointes « afin d’assurer l’efficacité et la rapidité de la procédure », selon la CPI, sont accusés de quatre charges de crimes contre l’humanité que constituent le meurtre, le viol, les autres actes inhumains ou – à titre subsidiaire – la tentative de meurtre, et la persécution perpétrés dans le contexte des violences post-électorales.

Coïncidence du calendrier, lundi 9 mai s’ouvre également la session d’assises devant juger Simone Gbagbo, épouse de Laurent Gbagbo, à Abidjan. L’ancienne première dame ivoirienne, 66 ans, sera jugée pour crimes contre l’humanité, un an après avoir été condamnée, le 10 mars 2015, à 20 ans de prison par la Cour d’assises d’Abidjan pour « attentat à l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et trouble à l’ordre public ». La CPI poursuit également l’ancienne première dame pour « crime contre l’humanité » et réclame son transfert à La Haye.

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