Vie des partis

Côte d’Ivoire : Pascal Affi N’Guessan réclame un débat « démocratique et transparent » sur la Constitution

Pascal Affi N'Guessan, président du Front Populare Ivoirien (FPI)

Pascal Affi N'Guessan, président du Front Populare Ivoirien (FPI) © Vincent Fournier/J.A.

L’ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo Pascal Affi N’Guessan a réagi jeudi devant la presse aux mesures annoncées par le président ivoirien le week-end dernier, rappelant la nécessité d’un débat national sur la révision constitutionnelle.

Le président du Front populaire ivoirien (FPI, parti d’opposition) est à la manœuvre. Jeudi 5 mai , Pascal Affi N’Guessan a appelé devant la presse à un grand débat national sur la nouvelle Constitution promise par Alassane Ouattara lors de la campagne présidentielle.

S’il s’est dit « favorable » à la révision constitutionnelle, l’ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo a défendu l’importance d’avoir un « processus démocratique et transparent ». Jusqu’à présent, aucune date ni projet n’a été rendu public par le président ivoirien qui souhaite soumettre la révision constitutionnelle à un référendum. « Il ne faut pas penser que nous tolérerons qu’on nous impose une Constitution qui sera taillée sur mesure pour arranger des partis politiques », a souligné le patron du FPI.

Offensive sur l’électricité

Par ailleurs, Pascal Affi N’Guessan s’est attaqué aux mesures présentées par le président ivoirien lors de son discours du 1er mai, notamment la libéralisation du secteur de l’électricité. Alassane Ouattara avait annoncé du même coup l’annulation « pure et simple » de la dernière augmentation du prix d’électricité en janvier 2016 et la fin du monopole de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE).

« Il est mensonger de faire croire aux Ivoiriens que très bientôt ils pourront bénéficier des effets positifs de la concurrence dans le secteur de l’électricité », a réagi Pascal Affi N’Guessan. Pour le patron du FPI, la convention qui lie l’État à la Compagnie ivoirienne d’électricité jusqu’en 2020 « constitue un obstacle », jugeant que « la mesure de remboursement des frais indus est tout aussi fallacieuse ».

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