Justice

Mali : deux militaires condamnés à 5 ans de prison pour avoir planifié un coup d’État contre IBK

Des militaires maliens à l'entraînement, à Koulikoro, en juillet 2013. © Baba Ahmed/AP/SIPA

Deux militaires maliens ont été condamnés mercredi en première instance à cinq ans de prison ferme pour avoir fomenté une "tentative de coup d'État" contre le président Ibrahim Boubacar Keïta en 2014.

La Cour d’assises de Bamako a condamné mercredi 4 mai le lieutenant Mohamed Ouattara et le sergent-chef Amara Sylla à cinq ans de prison ferme pour tentative de coup d’état, a indiqué le tribunal de première instance de Bamako par voie de communiqué, jeudi. Un autre militaire également accusé d’être impliqué a lui été acquitté.

Selon l’arrêt de renvoi dont l’AFP a pu consulter une copie, la cour accuse le lieutenant Mohamed Ouattara et le sergent-chef Amara Sylla d’avoir eu le 3 mai 2014 « un entretien qui a porté sur un coup d’état militaire contre le régime du président IBK ».

Capturer IBK, « ou au besoin le tuer »

La Cour accusait les deux militaires d’avoir voulu s’en prendre au président IBK à son domicile de Sébénikoro, avec un petit groupe de sous-officiers. Dans l’acte de renvoi, elle s’appuie sur des témoignages de militaires qui « ont affirmé durant l’instruction que ‘le lieutenant Mohamed Ouattara les avaient approchés afin d’attaquer le domicile du président IBK afin de le capturer, ou au besoin de le tuer ».

La défense dénonce un dossier « vide »

Au cours du procès, Me Magatte Seye, avocat de la défense, avait dénoncé le fait que « le dossier était vide », assurant qu’il n’y avait pas eu « le moindre commencement d’exécution » du coup d’État.

Le lieutenant Mohamed Ouattara, Béret rouge membre des commandos parachutistes, avait été arrêté de manière « préventive » en juin 2014 par les services d’investigation judiciaire qui le suivaient dans le cadre d’une autre affaire de trafic de stupéfiants et de véhicules.

Également accusé de faire partie des « comploteurs », le sergent-chef Amara Sylla était l’un des garde du corps d’Oumar Mariko, opposant de tous les régimes jusqu’à l’élection en 2013 d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) et à qui certains prêtent la paternité de la tentative de coup. Ce que l’intéressé à toujours nié.

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