Elections

RD Congo : Moïse Katumbi se déclare officiellement candidat à la présidentielle

Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle en RD Congo. © Gwenn Dubourthoumieu/J.A.

Fort du soutien de trois regroupements de partis d'opposition, Moïse Katumbi s'est déclaré mercredi soir candidat à la présidentielle en RD Congo. Une annonce qui intervient alors que l'opposant est visé par une enquête judiciaire ouverte sur la présence présumée de mercenaires étrangers dans l'ex-Katanga.

Trois coalitions de l’opposition en RD Congo l’ont appelé tour à tour à briguer la magistrature suprême, Moïse Katumbi leur a répondu, mercredi 4 mai au soir, par l’affirmatif. L’ancien gouverneur de l’ex-Katanga s’est en effet déclaré candidat à la présidentielle dont la tenue dans les délais constitutionnels – d’ici fin novembre – semble hypothétique.

« Les trois mouvements de l’opposition congolaise que sont le G7, le Collectif des nationalistes et l’Alternance pour la République 2016, m’ont fait l’honneur de me choisir comme leur candidat à la prochaine élection présidentielle de la République Démocratique du Congo, qui, selon la constitution,  devrait se tenir à la fin du mois de novembre 2016 », rappelle Moïse Katumbi dans sa déclaration de candidature dont Jeune Afrique a reçu une copie, affirmant « [accepter] avec avec humilité cette lourde responsabilité ».

« C’est une façon pour Moïse Katumbi de réaffirmer sa détermination à se battre pour le respect de la Constitution et l’alternance démocratique en RD Congo malgré la cabale orchestrée ces dernières semaines par le pouvoir en place à son encontre », explique un proche.

Le candidat Katumbi et la justice

Plus tôt dans la journée, le ministère congolais de la Justice avait confirmé avoir ordonné une enquête sur le recrutement de mercenaires étrangers au service de Moïse Katumbi, passé en septembre à l’opposition.

Visées dans des affaires différentes mais presqu’au même moment, plusieurs proches de Katumbi ont été ces derniers jours mis aux arrêts. Il s’agit entre autres du professeur Huit Mulongo, son ancien directeur de cabinet, et de quatre autres collaborateurs, dont un Américain, transférés et détenus au secret à Kinshasa depuis le 25 avril.

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