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RD Congo : soupçonné d’avoir recruté des « mercenaires étrangers », Katumbi dénonce un « mensonge grotesque »

L'opposant Moïse Katumbi, le 2 mai 2015, à Lubumbashi, dans le sud de la RDC.

L'opposant Moïse Katumbi, le 2 mai 2015, à Lubumbashi, dans le sud de la RDC. © AFP

Alexis Thambwe Mwamba, ministre congolais de la Justice, a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête sur le recrutement de mercenaires étrangers qui seraient liés, selon lui, à Moïse Katumbi. L’opposant congolais, désormais officiellement candidat à l’élection présidentielle dénonce un « mensonge grotesque ».

« J’ai donné injonction au procureur général de la République d’ouvrir un dossier judiciaire dans l’ex-province du Katanga », a déclaré, mercredi 4 mai devant la presse, Alexis Thambwe Mwamba, assurant détenir « la preuve documentée que plusieurs anciens militaires américains qui se trouvent actuellement au Katanga sont au service de M. Katumbi ».

Une délégation conduite par le procureur général Flory Kabange Numbi, avec des membres de l’Agence nationale de renseignement (ANR), séjourne en effet depuis lundi 2 mai à Lubumbashi pour tenter notamment de rassembler des preuves à charge contre les quatre proches de l’ex-gouverneur, dont un Américain, détenus à Kinshasa, comme nous l’annoncions mardi sur notre site internet.

« On cherche simplement à me nuire »

Des accusations qu’a fermement démenti Moïse Katumbi. « C’est une honte, un mensonge grotesque (…) on cherche simplement à nuire à ma personne », a réagi l’opposant congolais. « Cet américain était venu en consultance », s’est justifié Moïse Katumbi, qui dit s’organiser pour assurer sa sécurité.

« Aucun jour, moi Moïse Katumbi, je prendrai les armes pour le pouvoir », a-t-il assuré, ajoutant que sa « lutte est démocratique et pacifique pour le respect de la Constitution et l’alternance au pouvoir ».

Selon le ministre congolais de la Justice, « il existe un réseau avec une société basée en Virginie aux États-Unis qui assure le recrutement de mercenaires spécialisés dans la formation, le maniement des armes, comme agent de sécurité, ou garde du corps. »

Katumbi dans le collimateur du pouvoir

« Manifestement, par rapport aux échéances (électorales) à venir, il y a probablement une démarche qui se prépare », a-t-il ajouté, sans donner plus de détails. Depuis quelques semaines, des médias proches du pouvoir soutiennent que Moïse Katumbi, récemment passé à l’opposition, serait à la tête d’une milice armée en gestation dans le sud du pays.

De son côté, Alexis Thambwe Mwamba s’est contenté d’égrener les noms et les spécialités de sept autres ex-militaires américains et d’au moins deux ex-militaires sud-africains ayant séjourné à Lubumbashi, dans des résidences appartenant à Moïse Katumbi, précisant que 658 Américains étaient entrés récemment au Katanga.

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