Économie

Côte d’Ivoire : les annonces d’Alassane Ouattara pour calmer la grogne sociale

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, à Abidjan le 29 octobre 2015.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, à Abidjan le 29 octobre 2015. © Schalk van Zuydam/AP/SIPA

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a profité des célébrations du 1er mai pour annoncer plusieurs mesures visant à calmer la grogne sociale. Revue de détail.

L’annulation de la dernière hausse du prix de l’électricité

Les quatre confédérations syndicales de travailleurs du pays avaient toutes dénoncé « le malaise » provoqué par la hausse du coût de l’électricité, chiffrée à 40% sur cinq ans par l’Union fédérale des consommateurs.

« Après enquête, nous avons découvert que la décision gouvernementale n’a pas été correctement appliquée et que certains abonnés ont connu une hausse plus élevée que celle initialement prévue, allant jusqu’à 30% à 40% pour certains abonnés, a répondu Alassane Ouattara. Oui, il y a eu une injustice dans l’augmentation qui a été faite et cela est inadmissible. J’ai donc décidé de l’annulation pure et simple de l’augmentation de janvier 2016. Les factures seront corrigées et le trop-perçu sera rendu à tous les abonnés. »

La fin du monopole de la distribution d’électricité et d’eau

Pour faire baisser les prix, le président ivoirien veut mettre fin au monopole des sociétés de distribution d’électricité et d’eau et libéraliser ces secteurs clés.

« Il faut mettre fin au monopole de la compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) et de la société de distribution d’eau (SODECI), a déclaré Alassane Ouattara lors des célébrations de la fête du Travail, dimanche 1er mai. Oui, c’est la concurrence qui fera baisser le prix de l’électricité. »

« Je lance un appel à tous ceux qui souhaitent venir investir dans ces secteurs de le faire pour que nous ayons une saine compétition qui permettra de maîtriser les prix et de baisser le coût de l’électricité », a-t-il poursuivi, sous les acclamations des syndicats des travailleurs.

La suspension de la réforme du permis de conduire

Avec la réforme du permis de conduire, les automobilistes devaient renouveler leurs documents avant le 1er juillet. Une procédure coûteuse qui a provoqué un large mécontentement. Cette fois-ci, Ouattara a préféré temporiser.

« J’ai aussi regardé de plus près l’opération de renouvellement des permis de conduire initiée dans le cadre de la réforme du secteur des transports. Ma conviction est que le renouvellement des permis de conduire ne devrait pas viser tous les conducteurs. J’ai donc décidé de la suspension de l’opération en attendant que le gouvernement me fasse, dans les prochaines semaines, des propositions sur les conditions de poursuite de cette opération. »

Contre la vie chère

La hausse des prix des fruits et des légumes est un autre point important de crispation. À ce sujet, aucune véritable mesure concrète n’a été annoncée. Le président a tout de même annoncé avoir « instruit le gouvernement de réglementer l’exercice des activités dans ces secteurs pour démanteler les cartels et mettre fin aux spéculations ».

« Nous faciliterons également l’accès au financement des acteurs œuvrant dans le vivrier et dans le secteur du manioc. Nous poursuivrons également les efforts de mise en place des politiques visant l’autosuffisance en riz et en ressources animales », a également déclaré Alassane Ouattara.

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