Energie

Petrobras s’installe dans le delta de l’Ogooué

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La pétrolier brésilien Petrobras a acquis 50 % de deux blocs de pétrole situés au large du Gabon. Avec l’ambition d’apporter sa technologie en matière de forage en grande profondeur, cette opération marque surtout le retour du géant brésilien à l’international.

Alors qu’on la disait concentrée sur ses développements locaux, Petrobras fait ses premiers pas au Gabon et signe la reprise de son expansion au-delà des frontières brésiliennes. Désormais l’une des plus importantes majors du pétrole au monde, avec près de 92 milliards de dollars de revenus l’année dernière, la compagnie brésilienne vient d’annoncer l’acquisition de 50% des blocs offshore de Mbeli et de Ntsina. Recouvrant une zone de plus de 6 500 km2, ces blocs se situent au nord du delta de l’Ogooué, une région pétrolifère de référence depuis les années 60. Les autorités gabonaises, qui possèdent un droit de 10% sur ces blocs s’ils s’avèrent un jour productifs, doivent encore approuver l’opération.

Grand potentiel

Dans un communiqué, Petrobras souligne que « le bassin côtier du Gabon est situé dans une zone importante d’un point de vue opérationnel : la côte occidentale de l’Afrique. Cette région a des structures géologiques comparables à celles découvertes au Brésil et a un grand potentiel en matière de découvertes significatives de pétrole dans des champs situés offshore. »

Le vendeur n’est autre que Ophir Energy, une junior pétrolière détenue notamment par le magnat de l’acier indien Lakshmi Mittal et l’homme d’affaires sud-africain Tokyo Sexwale. Fondée en 2005, Ophir a acquis 17 projets d’exploration dans huit pays ou juridictions africaines, de la République sahraouie à Madagascar en passant par le Congo-Brazzaville, le Sénégal, la Guinée-Bissau ou le Somaliland.

Stratégie d’internationalisation pour le géant brésilien

Plus spécifiquement, Petrobras devrait apporter à Ophir, qui conserve la moitié des blocs, sa compétence en matière de recherche et de forage « pre-salt » en zones profondes. Le Brésilien doit ainsi aider la junior à l’acquisition de données sismiques 3D sur 2 000 km2, dont l’ambition sera de quantifier le potentiel des blocs en « pre-salt », ces zones situées en grande profondeur sous des couches très importantes de sel. Une spécialité que s’est forgée Petrobras au Brésil et qui lui a permis d’accroître très fortement ses réserves en baril d’or noir.

Présente en Angola depuis plusieurs décennies, Petrobras est encore peu développée en Afrique avec quelques actifs au Bénin, au Nigeria, en Namibie, en Tanzanie et en Libye. Son arrivée au Gabon est un pas de plus dans sa stratégie d’internationalisation.

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