Politique

Présidentielle en RD Congo : une nouvelle coalition de l’opposition fait bloc derrière Moïse Katumbi

Moïse Katumbi, ancien gouverneur de l'ex-province du Katanga, dans le sud de la RDC. © Gwenn Dubourthoumieu/J.A.

Après le "G7" en septembre, une autre coalition d'opposants - l'Alternance pour la République - a désigné dimanche à Kinshasa l'ex-gouverneur Moïse Katumbi comme "candidat commun de l'opposition" à l'élection présidentielle, censée se tenir avant la fin de l'année au RD Congo.

« Nous avons décidé de présenter la candidature de Moïse Katumbi comme candidat commun à l’élection présidentielle », a déclaré dimanche 1er mai Delly Sessanga, coordonnateur de la nouvelle plateforme d’opposition l’Alternance pour la République (AR), regroupant 16 petits partis.

Devant plus d’un millier de partisans qui scandaient le nom de Moïse Katumbi, Delly Sessanga a ajouté que « la désignation du gouverneur Moïse Katumbi comme candidat commun de l’opposition à l’élection présidentielle est une étape décisive (…) pour garantir l’alternance démocratique ».

Retrouvez notre interview de Delly Sessanga, député et opposant congolais. Si vous consultez cet article depuis notre application mobile, cliquez ici

 

Une candidature pas encore officialisée 

En septembre, le richissime et charismatique homme d’affaires avait déjà été désigné candidat du G7, autre plateforme de l’opposition réunissant sept partis. Reste que de son côté, le patron du Tout Puissant Mazembe passé dans l’opposition en septembre n’a pas encore officialisé sa candidature.

Fin mars, Moïse Katumbi, ancien gouverneur de l’ex-Katanga, région du sud-est de la RDC, avait appelé à « la tenue d’une élection présidentielle crédible en novembre 2016, qui mettra un terme au second mandat (du président Joseph Kabila) dans le strict respect de la Constitution ».

Le mandat de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, expire en décembre et la Constitution lui interdit de se représenter. Mais l’opposition accuse le chef de l’État de chercher à se maintenir au pouvoir au-delà de cette date en faisant « glisser » le calendrier électoral.

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