Politique

Tchad : l’état d’urgence contre Boko Haram prolongé de six mois

L’état d’urgence en vigueur dans la région du lac Tchad pour lutter contre les attaques de Boko Haram a été prorogé mardi de six mois par l’Assemblée nationale tchadienne.

Par
Mis à jour le 26 avril 2016 à 18:10

Des hélicoptères de l’armée tchadienne. © Stephane Yas/AFP

« Cette prorogation de six mois permettra de mettre hors d’état de nuire ces diables de Boko Haram, qui attaquent quand ils peuvent et par tous les moyens », a déclaré, mardi 26 avril à la radio, le ministre de la Sécurité Ahmat Mahamat Bachir, après l’adoption à l’unanimité des 130 députés de la prorogation de l’état d’urgence, décrété en novembre 2015.

« Nous devons renforcer la sécurité dans la région du lac et même au-delà, pourquoi pas sur toute l’étendue du territoire national pour les contrecarrer », a-t-il ajouté.

Nombre d’attaques en baisse

Les attaques menées par Boko Haram au Tchad ont nettement diminué depuis plusieurs mois. En janvier 2016, deux attentats-suicides avaient tué trois personnes et blessé 56 autres à Guité et Miterine, localités de la région du lac Tchad.

Boko Haram n’hésite pas à utiliser des femmes et des enfants pour mener ses attentats-suicides dans le bassin du lac Tchad. Pour contrer les kamikazes, le Tchad a également interdit le port du voile intégral sur l’ensemble de son territoire, ce vêtement pouvant servir à dissimuler des ceintures d’explosifs.

Depuis 2015, la force régionale constituée des armées des quatre pays riverains a réussi à nettement réduire les activités militaires de Boko Haram, sans pour autant parvenir à le mettre hors d’état de nuire.