Société

Gambie : la justice maintient en détention les opposants accusés de rassemblement illégal

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Mis à jour le 26 avril 2016 à 15:33

À Banjul, un panneau à la gloire du président Yahya Jammeh, qui était au pouvoir depuis 1994. © AP Photo/AP/SIPA

La justice gambienne a décidé de maintenir en détention les opposants arrêtés mi-avril et accusés de rassemblement illégal après avoir examiné lundi une demande de liberté sous caution.

La Haute cour de Justice gambienne a décidé, lundi 25 avril, de rejeter la demande de liberté sous caution déposée par les quelque 37 personnes inculpées de six chefs d’accusation, dont rassemblement illégal et incitation à la violence. Le procureur Hadi Saleh Barkum a affirmé avoir reçu la demande de libération de l’équipe de la défense mais par voie orale.

La Haute cour a donc renvoyé l’affaire à jeudi 28 avril, le temps pour la défense de mettre sa demande par écrit. Les accusés ayant comparu ont été reconduits en prison sous escorte de la police anti-émeutes. Cinq des prévenus n’ont pas comparu. Aucune explication n’a été fournie à leur absence.

Un des avocats de la Défense, Antouman Gaye, a indiqué avoir déposé une nouvelle demande de liberté sous caution pour ses clients. Lors d’une audience la semaine dernière, les prévenus avaient plaidé non coupable.

Solo Sandeng, mort en détention ?

Dix-huit des accusés ont été arrêtés le 14 avril, y compris un haut responsable de l’UDP, Solo Sandeng, lors d’un rassemblement pour réclamer des réformes politiques en Gambie, rassemblement dispersé par les forces de sécurité.

Solo Sandeng avait alors été emmené dans un véhicule vers une direction inconnue, selon des témoins. Deux jours plus tard, sa mort en détention était annoncée par l’UDP et par Amnesty International.

Les autres opposants inculpés, dont Ousainou Darboe, chef de l’UDP, ont été arrêtés le 16 avril lors d’une manifestation en réaction à la mort en détention de Solo Sandeng.