Économie

Mines : Randgold prêt à accélérer en Côte d’Ivoire

Leader de l’industrie aurifère en Côte d’Ivoire, le groupe britannique Randgold, qui exploite la mine de Tongon (40 % de la production du pays), a postulé à dix nouveaux permis et vise une production de 300 000 onces d’or d’ici à 2018.

Mis à jour le 6 février 2015 à 13:04

Mark Bristow est le PDG de Randgold Ressources. © Rodger Bosch/AFP

En dépit des menaces que fait peser la chute des cours mondiaux de l’or sur ses activités, la société minière Randgold Resources entend booster ses opérations en Côte d’Ivoire, a annoncé à Jeune Afrique Mark Bristow, le directeur général du groupe britannique. Et ce même si en 2014, sa mine d’or de Tongon – 40 % de la production ivoirienne – a raté de peu son objectif de 250 000 onces extraites, en raison « de graves problèmes techniques » surmontés depuis, a-t-il expliqué.

Dividendes

« Cette mine est désormais rentable, nous avons amorti nos investissements estimés à 500 millions de dollars et prévoyons dès le troisième trimestre 2015 de verser des dividendes à l’État ivoirien, qui est notre actionnaire à hauteur de 10 % », a dévoilé le patron sud-africain qui a reçu le Premier ministre Daniel Kablan Duncan et Jean Claude Brou, le ministre de l’Industrie et des Mines le 5 février sur le site de Tongon, à l’extrême nord du pays, près de la frontière malienne.

Selon Daniel Kablan Duncan, la production nationale d’or a atteint 18,6 tonnes en 2014 contre environ 9 tonnes en 2007. Le gouvernement compte toutefois accélérer la délivrance des permis miniers dans tout le pays.

Dix nouveaux permis

Randgold, qui envisage d’investir environ 6 millions de dollars en Côte d’Ivoire pour multiplier la recherche et l’exploration, a déjà postulé à dix nouveaux permis miniers. En 2016, le groupe britannique cible « une production de 260,000 onces, pour parvenir à 280,000 onces en 2016, puis franchir le cap des 300,000 onces en 2017 et 2018 ».

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Le groupe minier britannique, qui compte réduire de 10 % son budget d’exploration en Afrique – estimé à 50 millions de dollars par an – en raison des difficultés cycliques de l’industrie minière, estime que l’année électorale en Côte d’Ivoire n’impactera pas ses opérations. Le groupe, actif au Mali et en RD Congo, se dit habitué aux situations de crise.

>>> Par Baudelaire Mieu, envoyé spécial à Tongon