Société

La Côte d’Ivoire se penche sur l’épineux problème des conflits intercommunautaires

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 22 avril 2016 à 09h22
Séchage du maïs à Bouna, nord-est de la Côte d'Ivoire, en 2012.

Séchage du maïs à Bouna, nord-est de la Côte d'Ivoire, en 2012. © Nabil Zorkot, Editions du Jaguar

Les affrontements entre des éleveurs peuls et des agriculteurs qui ont éclaté fin mars à Bouna ont fait 33 morts, a déclaré jeudi le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, à l’occasion d’un séminaire sur les conflits intercommunautaires en Côte d’Ivoire.

« Les récents affrontements intercommunautaires des 24 et 25 mars 2016 entre agriculteurs et éleveurs à Bouna ont occasionné un lourd bilan, soit 33 morts, 52 blessés, 2 640 déplacés », a indiqué Daniel Kablan Duncan, à l’ouverture d’un séminaire sur « l’analyse et les préventions des conflits communautaires en Côte d’Ivoire », jeudi 21 avril. Un précédant bilan faisait état d’une vingtaine de morts.

Seulement 4% des terres enregistrées 

La question « des conflits communautaires, s’ils n’étaient pas relevés, pourrait entraver les fondements même de notre société, notamment l’hospitalité », a averti le Premier ministre ivoirien. D’où l’organisation d’un tel séminaire, qui doit par ailleurs examiner le problème de « la propriété et la gestion des terres cultivables qui se raréfient de plus en plus ».

Fin février, une étude avait révélé que « seulement 4% des terres agricoles sont enregistrées avec un titre de propriété en Côte d’Ivoire », où l’économie est dominée par l’agriculture. Une situation à l’origine de conflits fonciers parfois très meurtriers, accentué par le réchauffement climatique, selon le ministre ivoirien des Ressources animales, Kobenan Adjoumani.

Les conflits fonciers s’intensifient 

Selon lui, les conflits opposant les éleveurs peuls nomades à la recherche de pâturages pour leurs troupeaux aux agriculteurs, se sont « intensifiés », avec « les besoins nouveaux de terres agricoles, les effets néfastes du réchauffement de la planète (qui) réduisent considérablement l’espace réservé à l’élevage ».

Signe de la gravité de ce type de problèmes, Alassane Ouattara doit se rendre dans la ville de Bouna, le 30 avril pour une « mission d’apaisement ».

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