Économie

Jean Kacou Diagou : « Français, soyez sincères avec vos partenaires »

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Jean Kacou Diagou est le patron de l’assureur NSIA.

Jean Kacou Diagou est le patron de l'assureur NSIA. © Vincent Fournier/JA

Présent à Paris pour le forum franco-africain pour une croissance partagée, Jean Kacou Diagou, président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, était le grand invité de l’économie de « RFI » et de « Jeune Afrique ».

Pour des raisons techniques, RFI et Jeune Afrique ne peuvent ce mois-ci vous proposer la version vidéo du Grand Invité de l’Economie, comme c’est l’usage. Veuillez accepter toutes nos excuses pour ce désagrément. Découvrez ici l’enregistrement sonore de cette interview.

À l’occasion du forum franco-africain pour une croissance partagée, qui s’est tenu le 6 février à Paris, Jean Kacou Diagou, 66 ans, président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, était le grand invité de l’économie de RFI et de Jeune Afrique. L’occasion pour le patron des patrons ivoiriens de lancer un appel aux entreprises françaises, notamment aux PME, afin qu’elles investissent en Côte d’Ivoire. Tout un symbole pour un homme qui a lui-même commencé sa carrière au sein d’un groupe de l’Hexagone, l’assureur UAP.

Paternalisme

« Les entreprises françaises doivent considérer les hommes d’affaires africains comme des gens matures, avec qui il faut établir un partenariat sincère. Nos jeunes entrepreneurs n’ont pas la même mentalité que nous, qui avons fait nos études en France. Ils sont plus indépendants. Mais l’attitude des Français, qui ont vu leurs parts de marché baisser, a tendance à devenir moins paternaliste. Je souhaite que des PME de l’Hexagone investissent en Côte d’Ivoire en partenariat avec des chefs d’entreprises locaux. »

Il n’est pas normal qu’une banane ivoirienne passe par Rungis, en banlieue parisienne, avant d’être consommée par un Marocain !

>>> Lire également : Paris est-il crédible ?

Intégration

« Il n’est pas normal qu’une banane ivoirienne passe par Rungis, en banlieue parisienne, avant d’être consommée par un Marocain. Nos gouvernements doivent favoriser les infrastructures régionales et intra-africaines. »

Timides patrons

« Pendant longtemps, nos élites nationales ont été formées sur le modèle français. Ses membres étaient destinés à devenir fonctionnaires ou salariés, pas créateurs d’entreprises. Et beaucoup étaient happés par la politique. Il y a donc peu de vrais patrons africains, et ceux-ci se sentent un peu fragilisés. Aujourd’hui seulement, des entrepreneurs ivoiriens commencent à percer. Si nous étions plus nombreux, ce serait plus facile. »

Assurances

« Le secteur des assurances croît d’environ 10 % par an, soit le double de la croissance économique moyenne en Afrique. Et nous partons de loin. À un moment, le groupe AXA a presque quitté le continent. Puis il a compris que le secteur irait crescendo, et il revient. C’est une bonne chose. »

>>>> Lire aussi : Axa fait son entrée sur le marché nigérian

Propos recueillis par Frédéric Maury (J.A) et Jean-Pierre Boris (RFI)

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