Société

Côte d’Ivoire : la Commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation a remis son rapport

Le président Alassane Ouattara et les membres de la Conariv, le 19 mars 2016.

Le président Alassane Ouattara et les membres de la Conariv, le 19 mars 2016. © www.presidence.ci

La Commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes (Conariv) a remis mardi son rapport final au président Alassane Ouattara. En voici les grandes lignes.

Sur les 874 056 dossiers réceptionnés par les équipes de la Commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes (Conariv), 316 954 ont été validés (soit 36 %), a indiqué mardi 19 avril l’archevêque de Bouaké, Monseigneur Ahouanan, président de cette institution créée il y a près d’un an.

Ces victimes seront indemnisées pour les exactions commises entre 1990 et 2011. Selon le rapport, 0,77 % des personnes concernées ont été victimes de violences basées sur le genre, 8,45 % victimes de blessures graves, 6% ont perdu un proche (meurtres et/ou disparitions) et 84,78 % ont été victimes de destructions de biens. C’est sur cette base que la Conariv a proposé une grille d’indemnisation. Cette dernière a été validée, selon le président Ahouana, par des experts internationaux, le ministère de tutelle, les ministères techniques et les associations et ONG de victimes.

10 milliards de Francs CFA 

Les détails de cette grille n’ont pas été communiqués, mais l’on sait que le gouvernement a décidé d’allouer un budget total de 10 milliards de Francs CFA pour ces indemnisations (plus de 15 millions d’euros).

Une première phase d’indemnisation a déjà eu lieu le 14 avril, avant la remise du rapport de la Conariv et 128 victimes de la crise post-électorale ont été dédommagées par le ministère de la Solidarité, de la cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes.

« Rancœurs » et « esprit de vengeance »

Lors de la cérémonie organisée pour la remise du rapport, Mgr Siméon Ahouana a insisté sur le travail restant à accomplir sur le plan de la réconciliation. « Le malaise est profond et il convient, à présent, de mettre un accent particulier sur les initiatives en faveur de la réconciliation, a-t-il déclaré. Malgré une élection présidentielle apaisée et les nombreux efforts en faveur de la réconciliation, les poches de division demeurent, les cœurs sont encore chargés de rancœurs, de frustrations, d’amertumes et d’esprit de vengeance. »

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