Économie

Algérie : le déficit commercial s’aggrave de 60 % au premier trimestre 2016

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Mis à jour le 20 avril 2016 à 19h20
Usine de la Semoulerie Industrielle de la Mitidja (SIM).  Le 2 décembre 2013.

Usine de la Semoulerie Industrielle de la Mitidja (SIM). Le 2 décembre 2013. © Louiza Ammi pour Jeune Afrique

La balance commerciale de l’Algérie a été déficitaire de -5,62 milliards de dollars durant les trois premiers mois de cette année, contre -3,464 milliards de dollars au premier trimestre 2015 (soit une dégradation de -62 % sur un an).

Le déficit commercial de l’Algérie s’est dégradé de près de deux tiers au cours du premier trimestre 2016, en raison notamment d’un très net recul des recettes d’exportations d’hydrocarbures (95 % des recettes de devises du pays).

Entre janvier et fin mars, les exportations de l’Algérie ont atteint 5,914 milliards de dollars, rapporte l’agence de presse officielle APS, citant des données du Centre national de l’informatique et des statistiques.

Elles sont en recul de -39,65 % par rapport aux 9,8 milliards de dollars récoltés durant la même période en 2015 et représentent à peine un tiers des 16,17 milliards de dollars enregistrés au 1er trimestre 2014 [PDF]. Cette baisse reflète la chute des prix du pétrole, qui a cédé près de 60 % depuis la mi-2014.

La couverture des importations chute à 51 %

La chute des recettes d’exportation a aggravé le déficit commercial du pays, qui a atteint -5,616 milliards de dollars au 1er trimestre 2015, contre -3,464 milliards un an plus tôt (-62,12 %), malgré la baisse des importations. En recul de -13,07 % sur un an, les importations de l’Algérie restent élevées : elles ont atteint 11,53 milliards de dollars entre janvier et mars 2016.

Les résultats du premier trimestre font craindre une grave dégradation de la balance commerciale annuelle du pays, qui était déjà déficitaire de -13,71 milliards de dollars en 2015, loin de l’excédent de 4,3 milliards de dollars enregistré en 2014.

La couverture des importations du pays a chuté à 51 % au 1er trimestre, rapporte APS, contre 74 % un an plus tôt.

Alger veut réduire sa facture d’importation

Cette situation devrait encourager les autorités algériennes à poursuivre les efforts entrepris depuis plusieurs mois pour réduire la facture des importations et préserver les équilibres financiers du pays.

Alger a instauré cette année des licences d’importation sur les véhicules, le ciment, le rond à béton ainsi que les contingents de produits agricoles et agroalimentaires.Le gouvernement a également restauré le crédit à la consommation pour les produits réalisés ou assemblés sur le territoire national.

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