Finance

En 2015, Proparco a autorisé 650 millions d’euros de financements en Afrique

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Mis à jour le 20 avril 2016 à 17h50
Vue d’un projet d’énergie électrique décentralisée, financé par Proparco en Afrique subsaharienne.

Vue d'un projet d'énergie électrique décentralisée, financé par Proparco en Afrique subsaharienne. © www.energychangelab.org/

En 2015, 62 % des nouvelles autorisations de financements de Proparco, filiale de l’Agence française de développement (AFD), sont allés à l’Afrique. Reste à transformer l’essai, puisque les financements effectivement signés durant l’année écoulée sont en recul. L’un des dossiers du nouveau patron, Grégory Clémente, qui a pris ses fonctions le 1er avril.

Si les résultats présentés par l’Agence française de développement (AFD) le 31 mars avaient déjà montré que l’Afrique concentre le plus gros de l’aide publique française au développement (38% en 2015), c’est au tour de Proparco, sa filiale dédiée à l’investissement privée, de confirmer son tropisme africain.

« En 2015, Proparco a consacré 62 % de ses financements autorisés, soit 648 millions d’euros, au continent africain », selon des chiffres communiqués par l’institution financière à Jeune Afrique le 19 avril.

Les financements autorisés font référence aux prêts (89 % en 2015), prises de participation (8 %) et aux garanties (3 %) avalisés par l’institution financière mais qui n’ont pas encore tous fait l’objet d’un contrat signé. Ce chiffre atteignait 410,6 millions d’euros au terme de l’exercice 2014.

Les pays d’Afrique subsaharienne concentrent 528,5 millions d’euros d’autorisations, contre 354 millions d’euros en 2014.

Les signatures de financement divisées de moitié

Mais l’essai est à transformer. Puisque les signatures de contrats de financement, elles, reculent sensiblement en Afrique subsaharienne à 210 millions d’euros contre 546 millions d’euros en 2014. Et elles ne concentrent que 23 % des 922 millions d’euros des financements signés en 2015, derrière l’Amérique du Sud (31 %) et l’Asie (24 %), mais devant l’Afrique du Nord (16 %).

« Les autorisations et les signatures correspondent à des moments différents du processus d’octroi d’un financement. Le chiffre des autorisations est un indicateur fidèle de l’activité de Proparco et annonce les futures signatures », indique à ce sujet une porte-parole de Proparco interrogée par Jeune Afrique.

Ceci étant, l’Afrique cumule toujours le plus important portefeuille d’encours de Proparco. Qu’il s’agisse de projets de santé au Burkina Faso, de banque au Cameroun, de micro-finance en Côte d’Ivoire, de tourisme en Guinée ou d’infrastructures au Kenya et au Nigeria, les encours subsahariens atteignent 1,57 milliard d’euros fin 2015, contre 1,514 milliard en 2014.

Nouveau directeur général

Le continent était l’une des priorités de Claude Périou, revenu au poste de directeur général de Proparco en juillet 2012, après avoir déjà occupé la fonction de 2002 à 2006.

Il est remplacé depuis le 1er avril par Grégory Clemente, ancien directeur du département Asie puis directeur des risques au sein de l’AFD.

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