Politique

Tchad : dix candidats de l’opposition décident de s’allier en cas de second tour

Dix candidats de l’opposition ont décidé de s’allier en cas de second tour de la présidentielle tchadienne, a-t-on appris samedi. Les résultats du premier tour sont attendus cette semaine.

Mis à jour le 18 avril 2016 à 12:38

Saleh Kebzabo, à Paris, le 11 juin 2014. © Vincent Fournier/J.A.

Si les résultats du premier tour du scrutin présidentiel du 10 avril, attendus dans les prochains jours, donnent lieu à un second tour entre le président sortant et un candidat de l’opposition, ce dernier sera soutenu par tous les prétendants éliminés, exceptés Djividi Boukar Dibieng et Brice Guedmbaye Mbaimon. 

C’est ce qu’a annoncé, samedi 16 avril lors d’une conférence de presse à N’Djamena, Abdoulaziz Koulamala, membre du directoire de campagne de la Convention tchadienne pour la paix et le développement, un des partis de l’opposition. « Nous avons décidé de faire le chemin ensemble pour barrer la route au candidat du pouvoir », a déclaré Abdoulaziz Koulamala.

Un second tour inévitable selon l’opposition

Font donc partie de cette nouvelle plateforme les principaux opposants à Idriss Déby Itno, notamment Saleh Kebzabo, le président de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), l’ancien Premier ministre Joseph Djimrangar Dadnadji, le député Gali Ngothé Gatta, le maire de Moundou, Laoukein Kourayo Médard, et Mahamat Ahmat Alhabo, candidat du Parti pour les libertés et le développement (PLD).

Huit jours après le scrutin, l’opposition affirme que le second tour est inévitable. Les résultats du premier tour devraient être connus dans les prochains jours. L’élection est disputée par treize candidats : douze membres de l’opposition et Idriss Déby Itno. Les partis membres de l’Alliance qui soutient la candidature du président sortant ont quant à eux dénoncé « les campagnes d’intoxication en vue de soulever les populations et perturber la paix chèrement acquise ».