Droits de l’homme

RD Congo : des ONG exigent la libération des prisonniers et dénoncent les « contours flous » du dialogue politique

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Arrestation des militants de l'opposition à Kinshasa, le 12 décembre 2011.

Arrestation des militants de l'opposition à Kinshasa, le 12 décembre 2011. © John Bompengo/AP/SIPA

Quelque 112 ONG de défense des droits de l’homme ont demandé jeudi au président congolais, Joseph Kabila, de faire libérer Jean-Marie Kalonji, leader d’un mouvement citoyen aux arrêts depuis le 15 décembre 2015.

Des ONG ont plaidé,  le 14 avril, en faveur de la libération des prisonniers politiques, en se focalisant sur un cas particulier, celui de Jean-Marie Kalonji. Le leader du mouvement citoyen La Quatrième voie, a été enlevé le 15 décembre 2015 à Kinshasa et sa présence a été signalée quelques jours plus tard dans le cachot de l’Agence nationale de renseignement (ANR). Sa situation actuelle préoccupe les 112 organisations congolaises de défense des droits de l’homme, qui se sont adressé hier au chef de l’État.

Dans une déclaration commune rendue publique jeudi, elles « recommandent au président de la République de faire libérer Jean-Marie Kalonji et de poursuivre les auteurs de son arrestation et sa détention arbitraire ».

Abondant dans le même sens, une autre plateforme dénommée Coalition pour le respect de la Constitution, regroupant 33 ONG de défense des droits humains, a appelé, le même jour, à « la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion ainsi que la réouverture des médias indépendants et proches de l’opposition » qui constituent, selon elle, un « préalable essentiel (…) avant la tenue du dialogue national inclusif ».

Un dialogue aux « contours flous », selon les ONG

Cette coalition s’est dit également « profondément préoccupée par les contours flous du dialogue national annoncé par Edem Kodjo ».

Selon elle, le facilitateur désigné de l’Union africaine « n’a fourni aucune garantie » assurant que les pourparlers politiques à venir en RD Congo se tiendront dans le respect de la Constitution, surtout dans « ses prévisions concernant le délai légal de la tenue des élections présidentielle et législatives ». Des scrutins initialement prévus le 27 novembre, mais dont l’organisation est plus que jamais hypothétique.

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