Diplomatie

Le Polisario craint une reprise des hostilités suite à la crise politique entre le Maroc et l’ONU

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 15 avril 2016 à 08h58
Un membre de la mission des Nations unies au Sahara occidental, devant la base de Bir-Lahlou, au sud-ouest de la ville algérienne de Tindouf, le 5 mars 2016.

Un membre de la mission des Nations unies au Sahara occidental, devant la base de Bir-Lahlou, au sud-ouest de la ville algérienne de Tindouf, le 5 mars 2016. © Farouk Batiche/AFP

Dans une lettre adressée aux Nations unies, Mohammed Abdelaziz, chef du Front Polisario, le mouvement qui revendique l’indépendance du Sahara occidental, s’est inquiété jeudi des risques de reprise des hostilités avec le Maroc si la Minurso ne pouvait plus assumer pleinement son mandat.

Alors que Ban Ki-moon doit prochainement remettre son rapport sur la situation au Sahara occidental, dans un contexte diplomatique très tendu avec le Maroc, Mohammed Abdelaziz, le chef du Front Polisario, mouvement indépendantiste au Sahara occidental, a exprimé ses craintes et des menaces si le Conseil de sécurité n’exerçait pas « une pression réelle et directe » sur le royaume chérifien, en permettant à la mission onusienne dans ce territoire (la Minurso) de « reprendre son travail et son mandat pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination ».

Ce sera « un feu vert à une agression militaire » du Maroc contre les Sahraouis, a-t-il estimé dans une la lettre adressée, jeudi 14 avril, à Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies. « Le peuple sahraoui sera alors de nouveau contraint de défendre ses droits par tous les moyens légitimes, y compris la lutte armée qui est légalisée par l’ONU pour tous les peuples colonisés. »

Le rapport de Ban Ki-moon se fait attendre

Depuis quelques semaines, les rapports entre l’ONU et le Maroc sont très tendus. Lors d’un voyage au Sahara occidental début mars, Ban Ki-moon a fortement irrité Rabat en parlant d’« occupation ». En représailles, les autorités marocaines ont expulsé la quasi totalité des experts civils expatriés de la Minurso et fait fermer un bureau de liaison militaire.

Après beaucoup de tergiversations, le Conseil de sécurité, divisé sur la question, a souhaité que la Minurso « puisse recommencer à fonctionner pleinement ». Mais la querelle n’est toujours pas réglée. Un rapport très attendu de Ban Ki-moon – dont la sortie a été retardée d’une semaine – devra bientôt permettre aux 15 membres du Conseil de sécurité de renouveler, ou pas, le mandat de la Minurso à la fin du mois d’avril.

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