Entreprises & marchés

Coton : la CMDT va investir 42 millions d’euros dans ses usines au Mali

Vue de l'usine textile de Gonfreville, en Côte d'Ivoire, le 7 Janvier 2014. © Émilie Régnier pour Jeune Afrique

La Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) a conclu un contrat avec le français Geocoton, fin mars, pour la construction de deux usines d'égrenage de coton et la modernisation de trois autres unités industrielles.

La Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) et l’entreprise française Geocoton, détenue par le groupe Advens, ont conclu un contrat de construction de deux usines d’égrenage du coton, à Kadiolo (au sud-est du Mali, près de la frontière avec la Côte d’Ivoire) et à Kemparana (dans la région de Ségou, près de la frontière avec le Burkina), et la modernisation de trois autres usines pour un montant de 42 millions d’euros.

Les deux nouvelles unités doivent relever la capacité d’égrenage de 100 000 tonnes par an et devraient être opérationnelles dans 15 mois. Les travaux de modernisation des trois sites industriels visés par le contrat permettront d’accroître leurs capacités de production de 20 %.

« Le dernier investissement de la CMDT dans son outil de production a été réalisé il y a plus de dix ans. En 2005, l’entreprise cotonnière avait inauguré sa dix-septième usine d’égrenage à Ouéléssébougou dans la zone Office de la haute vallée du Niger (OHVN) portant sa capacité totale d’égrenage à 575 000 tonnes par an », note Geocoton dans un communiqué.

« Ces investissements sont en ligne avec l’ambition de la CMDT de porter sa production de coton à 800 000 tonnes d’ici à 2018 et donc d’ajuster son outil industriel en conséquence », a expliqué à Jeune Afrique Yannick Morillon, PDG de Geocoton.

La BOAD participe au financement du contrat

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) — qui est actionnaire de Geocoton — participe pour 15 milliards de F CFA (23 millions d’euros) au financement de ce contrat, ainsi que l’a décidé son conseil d’administration lors de sa première session de l’année, en mars dernier, à Dakar.

Geocoton, qui intervient de la sélection des semences de coton à mettre en culture jusqu’à la livraison de la fibre aux négociants, compte plusieurs filiales dans l’industrie cotonnière africaine. « Cela va de la Société de développement et des fibres textiles (Sodefitex) au Sénégal à la Société cotonnière du Gourma (Socoma) ainsi que l’huilerie SN-Citec, en co-entreprise avec Société burkinabè des fibres textiles (Sofitex) au Burkina, ou encore Geocoton Niger et la Société de développement du coton (Sodecoton) au Cameroun », détaille Yannick Morillon.

Geocoton détenait 40 % du capital de CMDT jusqu’en 2005. Par la suite (entre 2005 et 2009), quatre  recapitalisations successives de la part de l’État malien ont ramené la participation de Geocoton à 0,51 %.

Geocoton  compte 900 salariés – dont une soixantaine au siège à Paris – et affiche un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros.

550 000 tonnes de coton ont été récoltés au Mali au cours de la campagne 2014-2015, et l’objectif 2015-2016 avait été fixé à 650 000 tonnes. Environ 3,5 millions de paysans maliens cultivent du coton, selon les estimations de la CMDT.

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