Justice

Égypte : l’Italie rappelle son ambassadeur suite à l’assassinat de l’étudiant Regeni

Matteo Renzi, le Premier ministre italien.

Matteo Renzi, le Premier ministre italien. © Michael Dwyer/AP/SIPA

Pour montrer son mécontentement face au peu de progrès que connaît l’enquête sur l’assassinat de l’étudiant italien Giulio Regeni, torturé à mort début février au Caire, Rome a annoncé vendredi avoir rappelé son ambassadeur en Égypte.

C’est sur Twitter que l’annonce a été faite vendredi 8 avril. « Après la rencontre des magistrats à Rome, l’Italie a décidé formellement de rappeler son ambassadeur pour consultations », a tweeté Matteo Renzi, chef du gouvernement italien.

« Nous voulons une seule chose : la vérité sur sur Giulio Regeni », a ajouté pour sa part Paolo Gentiloni, ministre italien des Affaires étrangères, sur son compte Twitter.

Enquêteurs italiens et égyptiens en desaccord

Le jeune étudiant italien de 28 ans était retrouvé mort le 3 février au centre de Caire, son corps couvert des stigmates de tortures épouvantables. Ce qui a provoqué une crise entre l’Italie et l’Égypte.

Deux journées de discussions jeudi et vendredi à Rome entre enquêteurs égyptiens et italiens n’ont pas permis de résoudre les tensions entre les deux pays.

Dans un communiqué du parquet de Rome, le procureur en charge de l’enquête en Italie a expliqué que la délégation égyptienne avait remis les relevés téléphoniques de deux amis italiens de l’étudiant qui se trouvaient au Caire au moment de sa disparition, ainsi que des photos prises le jour de la découverte du corps.

Implication d’un gang dans l’assassinat ?

Le communiqué ne mentionne cependant pas les images de vidéo-surveillance du quartier où Regeni a disparu le 25 janvier, que les enquêteurs italiens réclament avec insistance depuis des semaines.

Les enquêteurs égyptiens ont expliqué qu’ils continuaient leurs recherches sur l’implication possible d’un gang spécialisé dans l’enlèvement d’étrangers, dont la police a tué les quatre membres le 24 mars avant de retrouver chez l’un d’eux les effets personnels de l’étudiant italien.

Mais le procureur italien a réaffirmé sa conviction qu’il n’y avait « aucun élément liant directement le gang aux tortures et à la mort de Giulio Regeni », a expliqué le parquet dans un communiqué.

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