BTP & Infrastructures

Sénégal : 77 millions d’euros de la Corée du Sud dans la desserte maritime de Ziguinchor

Vue du terminal du Port autonome de Dakar, le 26 juin 2014. © Sylvain Cherkaoui pour Jeune Afrique

Le Sénégal et la Corée du Sud ont signé le 5 avril deux accords de financement d'un montant total de 51 milliards de francs CFA (77,7 millions d'euros). Ces fonds seront destinés à financer la deuxième phase du programme de construction d’infrastructures et d’équipements maritimes (MIEP II), censé améliorer les dessertes maritimes vers Ziguinchor en Casamance, au sud du Sénégal.

Ces deux accords ont été conclus entre le ministre sénégalais de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, et l’ambassadeur de la Corée du Sud, à Dakar, Chong-Weon Shin.

Le premier porte sur une subvention, tandis que le second concerne un crédit, sans plus de précisions. Au total, l’enveloppe sud-coréenne porte sur un montant de 51 milliards de francs CFA (environ 77,7 millions d’euros).

Ces fonds permettront de financer la seconde phase du projet de construction d’infrastructures et d’équipements maritimes (MIEP II).

Desserte maritime de Ziguinchor

Ce nouveau programme d’infrastructures (MIEP II), dont le premier volet avait déjà été co-financé par la Corée du Sud, contribuera à renforcer la liaison maritime Dakar-Ziguinchor, à travers la nouvelle ligne Ziguinchor-Foundiougne (région de Fatick), ainsi que la construction de nouveaux ports secondaires.

« Ce projet permettra l’acquisition d’une drague d’une capacité de 4 000 m3 par heure. Une unité de stockage d’hydrocarbures avec embarcadère sera aussi construite, munie d’un système de chargement et de déchargement dans le port de Ndakhonga », a déclaré Amadou Ba.

« Au Sénégal, plus de 95% des échanges se font par voie maritime, si la région de Dakar joue un rôle important en tant que centre logistique en Afrique de l’ouest, les régions sud et centre du pays sont caractérisées par un déficit criant d’infrastructures », a affirmé Oumar Guèye, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime.

Pour rappel, le projet MIEP I a nécessité un investissement de 48 millions de dollars pour la construction du port de Foundiougne-Nda­khonga et l’achat de deux navires construits en Corée du Sud, afin d’accroître le trafic maritime en Casamance.

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