Sécurité

Congo : les quartiers sud de Brazzaville quadrillés par l’armée

| Par Jeune Afrique avec AFP
Des résidents qui ont fui les violences trouvent refuge dans une église de Brazzaville, le 4 avril 2016.

Des résidents qui ont fui les violences trouvent refuge dans une église de Brazzaville, le 4 avril 2016. © AFP

Après la journée de lundi marquée par des violences, les quartiers sud de Brazzaville étaient quadrillés mardi par un important dispositif militaire. Face aux accusations des autorités, l’opposant Bernard Kolélas demande à ce qu’une enquête impartiale soit conduite.

Alors que des échanges de feu avaient encore été entendus lundi en fin d’après-midi, la nuit a été calme au Congo-Brazzaville. Au matin du 5 avril, les quartiers sud de la capitale semblaient émerger très lentement de leur torpeur.

Les bérets noirs de l’armée ont pris la relève des éléments de la garde républicaine qui occupaient jusque-là les principaux points stratégiques, et de nombreux barrages filtrant ont ainsi été mis en place. Les soldats fouillent les rares véhicules et les passants peu nombreux.

Pour l’instant, les milliers d’habitants qui ont fui la veille vers le centre de la ville après plusieurs heures d’échanges de tirs ne semblent pas vouloir rentrer chez eux.

Un lien entre les attaques et l’élection ?

Les autorités n’ont fourni aucun bilan en pertes de vie humaines, indiquant seulement qu’une enquête était en cours. Celle-ci vise à établir s’il existe un lien entre ces attaques au cours desquelles plusieurs bâtiments publics ont été incendiés et les candidats de l’opposition qui ont contesté la réélection du président Denis Sassou Nguesso, dont la victoire à l’issue du scrutin du 20 mars a été validée lundi soir par la Cour constitutionnelle.

Bernard Kolélas demande une enquête « impartiale »

Le gouvernement accuse notamment la milice ninja d’être derrière l’attaque, mouvement autrefois proche de l’ex-Premier ministre Bernard Kolélas, dont le fils Guy Brice Parfait est arrivé deuxième de l’élection présidentielle.

L’opposant congolais qui conteste la version des autorités de Brazzaville a demandé « qu’une enquête soit menée en toute impartialité ». « Je suis surpris que le ministre le Communication aille vite en besogne pour désigner les coupables », a déclaré Bernard Kolélas ce mardi.  « C’est une mascarade. J’attends qu’on m’apporte la preuve de ce qui s’est passé. »

Condamnations de l’ONU

Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, a appelé lundi « toutes les parties prenantes congolaises, notamment les acteurs politiques et les forces de défense et de sécurité, à faire preuve de retenue et de responsabilité. »

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