Économie

Maroc : résultat en croissance pour Centrale Danone malgré une baisse de ses ventes

En dépit d’un fort ralentissement de ses revenus, la filiale locale du groupe français, Centrale Danone (ex Centrale Laitière), est parvenue à dégager un résultat net en forte hausse l’an dernier, selon un communiqué de presse publié le 1er avril.

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Mis à jour le 5 avril 2016 à 12:06

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L’année 2015 peut être qualifiée de paradoxale pour la filiale marocaine du géant français de l’agroalimentaire Danone. De fait, Centrale Danone a enregistré un recul de -4,2% de son chiffre d’affaires consolidé, à 6,7 milliards de dirhams (environ 604 millions d’euros), alors que son résultat net part du groupe a bondi de +28,7% pour atteindre 53 millions de dirhams.

La baisse des revenus de Centrale Danone s’explique « essentiellement par la baisse des ventes des filiales liées à l’activité de commercialisation des génisses, ainsi qu’à la continuité du déclin de l’ensemble de la catégorie du lait affectée par une baisse de la consommation », précise le communiqué de presse, tout en ajoutant que « les produits laitiers frais sont en croissance sur l’année 2015 ».

Le résultat soutenu par la baisse des coûts

Le bond du résultat net part du groupe résulte d’une amélioration de +5,2% de l’excédent brut d’exploitation (641 millions de dirhams) par rapport à l’exercice 2014.

Cette performance repose essentiellement sur la baisse des coûts des matières premières qui a permis « de compenser l’inflation sur certaines catégories d’emballage, sur la masse salariale et l’augmentation des investissements réalisés en 2015 pour la mise à niveau des outils industriels et de distribution », indique la communication financière de Centrale Danone.

Des perspectives mitigées

Le groupe réaffirme sa confiance dans ses perspectives de croissance à moyen terme et sa volonté de poursuivre ses investissements au Maroc. Toutefois, il devra gérer « les défis d’une consommation qui demeure difficile ». Et sur ce point les perspectives ne sont pas très optimistes, le Haut Commissariat au Plan prévoyant une croissance de +1,3% en 2016 dans le pays, avec notamment « une baisse de régime de la consommation ». Des défis que devra relever Didier Lamblin, le PDG de la société en poste depuis le 1er février dernier.