Banque

La filiale ivoirienne de la Société Générale suspend ses activités

| Par Jeune Afrique

La Société générale de banques en Côte d’Ivoire (SGBCI) est la quatrième banque à fermer ses portes temporairement en raison de l’instabilité économique et politique dans le pays.

Le secteur bancaire tremble, en Côte d’Ivoire. Après la Banque internationale pour le commerce et l’industrie en Côte d’Ivoire (Bicici, groupe BNP Paribas), la britannique Standard Chartered et la banque américaine Citibank, c’est autour de la Société Générale de fermer ses portes. La filiale ivoirienne du groupe français a annoncé qu’elle suspendait provisoirement ses activités à partir de jeudi 17 janvier. La SGBCI, l’un des plus importants établissements du secteur ivoirien, est la quatrième banque à fermer ses portes depuis lundi, à la suite de la déstabilisation de l’économie du pays confronté à une grave crise postélectorale.

« Nous avons le regret de vous informer que la SGBCI est dans l’obligation de suspendre provisoirement ses activités », indique la banque dans un communiqué publié sur son site internet. La société dit n’être « plus en mesure » d’ « assurer des services de qualité et sécurisés », face notamment à « l’impossibilité à court terme d’assurer l’approvisionnement de [ses] caisses en monnaies fiduciaires ».

Selon notre corresponsant à Abidjan, la vague de fermetures continue d’emporter les établissements bancaires sur son passage. La Banque Atlantique de Côte d’Ivoire (Baci) ainsi que la banque Biao (Banque internationale pour l’Afrique occidentale) ont à leur tour suspendu leurs activités jeudi dans l’après-midi, ainsi que toutes les assurances du pays.

Fermetures « illégales »

Les Abidjanais se sont rués vers leur banque pour retirer de l’argent. Devant le siège de la Société ivoirienne de banque (SIB, du groupe marocain Attijariwafa Bank), les clients en file indienne attendaient dans la rue, le visage tendu, dès les premières heures de la matinée.

« On craint l’effet de contagion, donc on vient retirer un peu sur notre épargne », a expliqué à l’AFP Mme Koffi, chef d’entreprise. « En de telles circonstances, je crois que la prudence est de mise », a-t-elle ajouté.

Le gouvernement du président Laurent Gbagbo a qualifié les suspensions d ‘activités survenues lundi d’ « illégales ». Il a promis mercredi d’éviter « une déstabilisation totale du système bancaire ».

En parallèle, le camp d’Alassane Ouattara – dont l’élection a été reconnue par la communauté internationale – tente de couper les vivres au régime Gbagbo, en l’empêchant de maintenir à flot le système bancaire. La Banque centrale des État d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a gelé le financement de l’administration ivoirienne et a mis en garde les établissements de crédit de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) en leur demandant de s’abstenir de « contribuer à la violation de la fermeture de ses agences ». (avec AFP)

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3093_600b devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte