Justice

Scandale de Nkandla : la justice sud-africaine ordonne à Jacob Zuma de rembourser

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 01 avril 2016 à 09h46
Le président sud-africain Jacob Zuma à Ceinturion, près de Pretoria (nord-est), le 18 mars 2016.

Le président sud-africain Jacob Zuma à Ceinturion, près de Pretoria (nord-est), le 18 mars 2016. © AFP

La Cour constitutionnelle sud-africaine a ordonné jeudi au président Jacob Zuma de rembourser sous 45 jours une partie des frais engendrés par la rénovation de sa propriété privée de Nkandla.

« Le président doit personnellement payer la somme déterminée par le Trésor public dans les 45 jours suivant la décision de cette cour », a déclaré le 31 mars le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng, estimant que Jacob Zuma n’avait pas fait respecter, ni défendu, ni suivi la Constitution.

« Le Trésor national doit déterminer le coût raisonnable des travaux réalisés pour rénover la résidence privée de Jacob Zuma et qui sont non liés à la sécurité, c’est-à-dire uniquement le centre pour visiteurs, l’enclos pour bétail, le poulailler et la piscine », a précisé le juge.

Le fait que le président n’ait pas obtempéré est une violation de la Constitution

Selon lui, « les réparations exigées par la médiatrice de la République sont contraignantes », a insisté Mogoeng Mogoeng. « Le fait que le président n’ait pas obtempéré (…) est une violation de la Constitution », a-t-il ajouté.

En mars 2014, après deux années d’enquête, Thuli Madonsela, la médiatrice de la République chargée de veiller au bon usage des derniers publics, avait demandé au président Zuma de rembourser de l’argent dépensé pour la rénovation de sa résidence privée de Nkandla, son village natal.

Au total, ces travaux réalisés aux frais du contribuable auraient coûté 20 millions d’euros (en 2014).

Au mois de février, la Cour constitutionnelle avait été saisie par les deux principaux partis de l’opposition pour faire appliquer les recommandations émises par la médiatrice de la République, restées sans suite.

Sous la pression, Jacob Zuma, s’était alors dit prêt à rembourser une partie de l’argent, sans pour autant avancer de chiffre.

L’opposition demande la destitution du président

« Aujourd’hui, la Constitution, la transparence et l’État de droit ont gagné », a salué Mmusi Maimane, leader de l’Alliance démocratique (DA), le principal parti d’opposition, sur Twitter, réjoui de cette décision.

En réaction, la DA a lancé une procédure de destitution à l’encontre de Jacob Zuma, a informé cette dernière le jour même par un communiqué.

Le 1er mars, le président sud-africain avait échappé à une nouvelle motion de défiance déposée par l’opposition, la seconde puis le début de son second mandat.

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