Sécurité

Attentats de Bruxelles : 32 morts selon le dernier bilan officiel, toutes les victimes identifiées

Hommages aux victimes des attentats de Bruxelles, le 23 mars, place de la Bourse. © Valentin Bianchi/AP/SIPA

Une semaine après les attentats de Bruxelles, l'identité et la nationalité des victimes se précisent. Selon le dernier bilan officiel, 32 personnes sont décédées, dont quatre sont d'origine africaine.

En l’espace d’une semaine, toutes les victimes des attentats de Bruxelles ont pu être identifiées « malgré des circonstances très difficiles », a indiqué mardi 29 mars au soir le centre de crise belge par un communiqué. Officiellement, les trois explosions qui ont frappé la capitale belge ont fait 32 morts, et environ 340 blessés.

Au total, quatre personnes sont décédées à l’hôpital. Le bilan a été revu à la baisse à cause de la double mention de trois personnes sur la liste des décès du Département d’identification des victimes et la liste des décès relevés par les hôpitaux.

Quatre victimes africaines décédées

Sur les 32 personnes décédées, 17 victimes sont de nationalité belge et 15 de nationalités étrangères, un chiffre porté à 18 si l’on tient compte des binationaux. C’est moins que ce qui avait été annoncé par le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui le jour des attaques contre la capitale belge évoquait la possibilité qu’il y ait « parmi les morts et les blessés plus de 40 nationalités différentes ».

Les victimes décédées dans ces attentats sont des ressortissants d’au moins 16 pays : la Belgique (13 morts), l’Allemagne, la France, l’Italie, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Pologne, la Suède, la Suisse, la Chine, l’Inde, le Pérou, les États-Unis, le Maroc, le Liberia et la RD Congo.

Parmi elles, quatre personnes sont de nationalité ou d’origine africaine :

Yves Ciyombo Cibuabua (ci-dessus), congolais (RD Congo), 28 ans, tué dans le métro. Ce père de deux enfants se rendait à son travail, récemment décroché près de Maalbeeck quand il a été tué dans l’explosion, précise le journal La Libre Belgique.

Loubna Lafquiri (ci-dessus), belgo-marocaine, 34 ans, tuée dans le métro. À travers un communiqué daté du 29 mars, le roi du Maroc Mohammed VI a présenté ses condoléances à sa famille. De sources diplomatiques, la jeune femme, mère de trois enfants, était professeure dans une école privée de la ville.

Sabrina Esmael Fazal (ci-dessus), belge d’origine congolaise (RD Congo), 24 ans, tuée dans le métro. Son petit ami, Jonathan Selemani a confirmé sa mort sur sa page Facebook. Originaire d’Ottignie, près de Bruxelles, la jeune femme, mère d’un enfant de un an, suivait des études pour devenir infirmière, rapport le New York Times

Elita Borbor Weah, ressortissante néerlandaise née au Liberia, 41 ans, tué à l’aéroport. Réfugiée aux Pays-Bas à l’âge de 16 ans, elle avait acquis la nationalité néerlandaise en 2007 rapporte le journal La Libre Belgique. Elle se trouvait à l’aéroport de Zaventem le jour du drame pour assister à Bruxelles aux funérailles de son beau-père.

49 personnes en soins intensifs

Au total, 90 personnes sont encore prises en charge dans les hôpitaux belges, dont plus de la moitié (49 exactement) sont en soins intensifs. Un tiers des patients ont été hospitalisés dans des centres pour brûlés.

Parmi les 340 personnes blessées, 44 sont de nationalités étrangères, avec 20 nationalités représentées. La semaine dernière, le Maroc avait déploré un blessé grave et cinq à six autres blessés légers. De son côté, la RD Congo faisait état de son côté d’une dizaine de blessés, parmi lesquels figurait le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Floribert Luhongue.

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