Politique

Présidentielle en RDC : Moïse Katumbi officiellement désigné « candidat commun » du G7

À Kinshasa, le bureau politique du G7, regroupement des sept partis frondeurs expulsés de la majorité au pouvoir, a désigné mercredi Moïse Katumbi comme son candidat commun en vue de la présidentielle prévue officiellement en novembre en RD Congo.

Mis à jour le 30 mars 2016 à 16:37

L’opposant Moïse Katumbi, homme d’affaires et président du club de football TP Mazembe, à l’hôtel Dorchester de Londres, le 5 mars 2013. © Kalpesh Lathigra/J.A.

Sans trop de suspense, Moïse Katumbi a été officiellement désigné candidat du G7 à la prochaine présidentielle en RD Congo. L’annonce a été faite mercredi 30 mars à l’issue du conclave tenu à Kinshasa par le bureau politique de cette plateforme qui regroupe les sept partis frondeurs éjectés de la Majorité présidentielle (MP) en raison de leur opposition à tout prolongement du mandat du président Joseph Kabila.

Le G7 demande ainsi à Moïse Katumbi de se présenter à la présidentielle initialement prévue le 27 novembre mais dont la tenue, dans les délais constitutionnels, est de plus en plus hypothétique.

À la veille de cette désignation, l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga était déjà presque dans son nouveau costume de candidat du G7 lorsqu’il est monté au créneau depuis Lubumbashi, dans le sud du pays, pour dénoncer le « simulacre d’élections démocratiques » des gouverneurs dans les nouvelles provinces de la RD Congo.

Un scrutin largement remporté le 26 mars par la MP, les candidatures des membres du G7 étant pour la plupart invalidées par la Commission électorale nationale indépendante, sur « demande directe » de la coalition au pouvoir, a accusé Moïse Katumbi, dénonçant par ailleurs une « nouvelle défaite pour l’État de droit et la démocratie en RD Congo ».