Santé

Carte : l’épidémie d’Ebola faiblit mais reste une menace en Afrique de l’Ouest

Une femme se fait prendre la température dans le cadre de la prévention d'Ebola, en janvier 2016, à Freetown, en Sierra Leone © Aurelie Marrier d'Unienv/AP/SIPA

Si le virus Ebola responsable de la mort de plus de 11 300 personnes a clairement faibli et n'est plus considéré comme une "urgence de santé publique" mondiale, il n'a pas totalement disparu d'Afrique de l'Ouest.

Preuve en est, sept personnes en sont mortes depuis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré, le 14 janvier dernier, que « toutes les chaînes de transmission connues d’Ebola en Afrique de l’Ouest ont été stoppées« .

Quelques heures après cette annonce de l’OMS, un nouveau cas mortel était d’ailleurs confirmé en Sierra Leone. Même situation en Guinée, où cinq personnes sont mortes quelques semaines après que l’OMS ait annoncé la fin de l’épidémie le 29 décembre 2015.

Comment expliquer ces annonces contradictoires ?

L’OMS suit une procédure très codifiée. « Elle annonce l’arrêt de la transmission d’Ebola 42 jours – soit deux fois la durée de 21 jours d’incubation du virus – après qu’un malade ou un patient en contact avec un malade a été testé négatif. C’est une procédure automatique », expliquait  à Jeune Afrique Andrea Bussotti, porte-parole de Médecins sans frontières (MSF), après la résurgence de la maladie au Sierra Leone.

Mais la fin de la transmission du virus ne signifie pas que l’épidémie a totalement disparu. À chaque annonce de ce type, l’OMS prévient d’ailleurs que le danger n’est pas écarté. Un appel à la prudence renouvelé mardi 29 mars, après que l’OMS a annoncé qu’Ebola ne constituait plus une « urgence de santé publique de portée internationale ».

Quelques jours plus tard seulement, le 1er avril, un nouveau cas est identifié au Liberia : il s’agit d’une femme de 30 ans décédée après avoir été admise dans un hôpital de la capitale, Monrovia, selon l’OMS.

Pourquoi cette résurgence ?

Le virus peut persister dans les liquides corporels, même si les symptômes ne se manifestent pas. Des fragments d’Ebola peuvent ainsi subsister dans le sperme de certains survivants pendant au moins neuf mois, présentant ainsi un risque pour leur(s) partenaire(s).

Conséquence, le Liberia, la Guinée et le Sierra Leone sont toujours placés sous haute surveillance. Après chaque arrêt de la transmission, ces trois pays ont ainsi été placés sous une surveillance soutenue pendant une période de 90 jours.

Depuis, l’OMS considère que ces États sont entrés dans la « phase 3 », c’est-à-dire la dernière période de riposte à la maladie prévue par l’organisation onusienne. Objectif de cette dernière phase: « interrompre toutes les chaînes de transmissions restantes et identifier et prendre en charge les conséquences des risques résiduels d’Ebola», une épidémie qui a déjà provoqué la mort d’au moins 11 300 personnes.

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